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15 mars, 2016

Les beaux jours ont l’air de s’installer. On commence à parler de promenade, de plage et de petits café en terrasse. Dès qu’il y a un rayon de soleil, on a tendance à s’ouvrir aux autres, les sourires réapparaissent sur le visage des gens, bref… un peu de bonheur, de chaleur, hummm… Les vacances arrivent donc on espère prévoir quelques sorties ensoleillées avec nos chérubins. On ne demande pas de pique de chaleur mais juste une accalmie de fraicheur, oublier la grisaille de l’hiver.

Le printemps et l’automne sont mes saisons préférées, contrairement à ce que l’on pourrait penser d’une fille des îles, je ne suis pas une accroc des beaux étés chauds sur la plage!

J’aime ce que je ressens au printemps. Je ne suis pas de ces filles qui vivent en harmonie avec la nature, à cultiver bio, à crier haut et fort pour la survie de telle ou telle espèce animale ou végétale. Mais j’aime ressentir les premiers rayons du soleil derrière la fenêtre , cette lumière qui me tente à juste sortir prendre l’air. Ensuite, j’ose, je m’expose avec mon gilet, je sens les odeurs des premiers bourgeons. Je vois le jardin de ma maman prendre vie doucement. Je suis plus attentif aux chants des oiseaux le matin… On dirait que la nature renaît… J’aime à penser que c’est le moment pour moi de prendre tout ce que la nature me donne. J’ai l’impression qu’il est temps de se ressourcer.

Dans quelques semaines, je vais partir en cure. Trois semaines de repos, hors de chez moi, loin de mes enfants, mon mari, ma famille, mes amis… mais aussi de tous ces problèmes qui ‘obsèdent sans cesse. J’espère que les solutions vont fleurir comme le reste. Que mes enfants iront mieux à l’avenir, que ma famille se pardonnera et sera réunie à nouveau…  Ils vont me manquer mais je vais en revenir plus forte, plus reposer et en meilleure forme.

C’est là-bas que je vais fêter mes 40 printemps, accompagnée de ma maman. Normalement, cette date anniversaire est sensée mettre un terme à ce blog. Et oui, l’idée de départ était de faire le point avant d’y arriver. On verra…

Doucement mais sûrement…

7 mars, 2016

Après un long temps de pause, il est temps de s’y remettre. Non pas qu’il n’y avait aucun sujet, je vous l’ai dit ma vie est un long fleuve tourmenté mais un grand besoin de se retrouver seule s’est fait sentir.

Il est compliqué de trouver une issue à vos problèmes quand ils arrivent de tous côtés. On ne sait plus où donner de la tête, on cherche des solutions mais les moments de répit sont de moins en moins fréquents.

En ce qui me concerne, c’est un mélange entre les soucis d’argent (pas mortel), les problèmes familiaux (qui apporte tristesse et colère) et les ennuis de santé (presque invivable). Un sacré bazar!

Donc pour gérer tout cela, on fait appel aux parents, amis et professionnels. Entre repas de concertation, petit café pour se changer les idées avec les ami(e)s, rendez-vous pour les papiers, etc… On passe sa semaine à courir, quémander, pleurer, espérer et à se fatiguer… Bref, l’épuisement physique et moral prend place!!!

Je suis suivie depuis quelques années par une amie, elle m’aide à prendre conscience de mon corps. Et surtout de ce qu’il me raconte. Etant très sceptique au départ, je dois avouer que je me sens bien mieux depuis que je suis ces conseils. Tout n’est qu’une question de point de vue mais ça je vous l’ai déjà dit auparavant dans un de mes article.

Je me suis rendue compte qu’il faut affronter les problèmes dans l’ordre d’importance. Le premier point qu’il me faut résoudre: le cancer de l’utérus! Une chimiothérapie, un peu de réflexologie, de relaxation, des petits massages par ci par là, une famille qui vous soutient (peu importe les soucis), des ami(e)s qui font office de barres vitaminées et le tour est joué!

Résultat: Plus qu’une tumeur à vaindre!!!

Pour le reste du bazar, on verra… les choses vont se résoudre l’une après l’autre…

La St Valentin

13 février, 2016

La Saint Valentin, une des fêtes les plus controversées du moment. Alors vous en pensez quoi? Une fête purement commerciale ou bien le rendez-vous de l’année pour les tourtereaux?

Hier, j’ai revisionné le sketch de Gad Elmaleh sur la St Valentin. Comme à son habitude, il résume des moments réels de la vie avec son grain de folie qui me font mourir de rire.

On a toutes rêvé, étant plus jeune, du Prince charmant avec son carrosse et son bouquet de roses nous chantant la sérénade tant il nous aime. Même moi qui ne suis pas très « princesse rose », je l’ai rêvé…

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Une fois le premier amour passé, les premières déceptions vécues, l’impact de la St Valentin n’est plus la même. En vieillissant, j’ai intégré « le club de l’anti-commercial ». Les phrases type « encore un fête pour gaspiller des sous », « la st valentin c’est tous les jours », « j’ai pas besoin de ça pour te prouver mon amour »… Bref, je me proclame « une dure des dures », « la femme libérée en tous points »… LOL

En visionnant ce sketch, je me suis trop reconnue dedans. Et oui, la fille avec l’arme aux poings prête à tirer sur son amoureux si jamais il oublie cette journée, c’est moi! La honte!!! C’est vrai que toute l’année je n’ai pas besoin de preuve matérielle de l’amour qu’il me porte. Ces petites attentions de tous les jours me font me sentir unique donc pas besoin de fleurs ni même de bijoux. Mais le fait que ce jour soit devenu si médiatisé me rend totalement superficielle. Non pas qu’il me faille un cadeau à tout prix ou bien un resto mais, je dois avouer ressentir le besoin d’entendre « ces mots ». Ce « je t’aime » que l’on attend le cœur serré les premiers temps de notre idylle. Cette déclaration si importante mais pourtant si dénuée de sens si elle est exprimée à tous vents… Ces quelques mots sont le cadeau obligatoire en ce jour de St Valentin. C’est ridicule n’est-ce pas? En tout cas, je me trouve totalement idiote.

Mais tant pis, l’espace d’une seconde, au moment où il se lèvera vers moi pour me dire bonjour, j’aurais le cœur serré… je serais accrochée à ses lèvres… dans l’attente de ce « je t’aime »…

A tous les amoureux du monde entier, profitez du moment partagé…

Bonne St Valentin.

Etre parent: CDD ou CDI

11 février, 2016

Ce soir, j’ai découvert un lien que l’on m’a indiqué dans l’espoir de peut-être y trouvé des réponses à certaines questions.

Le titre de celui-ci est « Je suis un parent à durée déterminée » par un certain Jean Jacques Crève cœur. Je ne sais pas trop comment vous expliquer ce que je ressens après avoir vu cette vidéo. Cet homme explique son point de vue étant que être parent ne dure qu’un temps. Une fois que ses enfants ont eu l’âge où ils peuvent devenir autonomes (si j’ai bien compris 18 ans), il a décidé que son rôle de parent était terminé. Il a été jusqu’à les inciter à l’appeler par son prénom.

Certains points soulignés sont une évidence:

  • on ne fait pas des enfants pour soi
  • son enfant n’est pas sa propriété
  • le rôle d’un parent est d’éduquer son enfant pour qu’il puisse s’envoler de ses propres ailes
  • un parent doit donner les outils nécessaires pour que son enfant gagne en autonomie et en indépendance

Mais je dois avouer que d’entendre dire « qu’une fois les enfants devenus adultes nous ne sommes plus parents » me fait frémir. Je ne comprends pas du tout comment on peut arrêter d’être parent, et vos enfants cesser d’être. Je ne veux pas juger mais c’est une chose inconcevable pour moi!

Je pense que si mes parents avaient été de son avis, je ne serais plus de ce monde. Mes parents ont, sont et seront toujours à mes côtés. Ils m’ont fait grandir, m’ont toujours soutenus dans mes choix même s’ils ne leur plaisaient pas, m’ont aidé durant les galères et m’ont étreint dans leur bras lorsque j’étais triste.  Ils m’ont aussi appris à profiter de tous les bonnes choses de la vie, à apprécier ce que l’on m’offrait, et à provoquer les bons moments, à remercier tous et chacun pour ce qu’ils me donnaient, et surtout à respecter la vie.

Toute ma vie, j’ai senti leur amour qui m’enveloppait et je pense qu’ils ne pourraient me montrer autant d’amour s’ils ne se considéraient plus comme mes parents.

J’ai été élevée dans l’idée que le rôle de parent est le plus grand défi qui existe et le plus important. J’espère être à la hauteur de ce rôle, faire aussi bien que mes parents. Ce lien important n’empêche en rien l’autonomie et l’indépendance de chacun, c’est juste que cet amour partagé est le fil moteur de la vie… Du moins de ma vie!

En ce qui me concerne je suis maman depuis bientôt 20 ans et je le resterais jusqu’à mon dernier souffle…

 

Lâcher prise…

9 février, 2016

Ce soir, comme beaucoup d’autres ces derniers temps, j’ai du mal à trouver le sommeil. J’ai l’impression que ma vie est un manège style les montagnes russes mais à la mode US. Vous imaginez 10 fois plus grandes, 10 fois plus flippantes!

Le weekend passé devait être un des plus intenses moments de retrouvaille familiale de l’année! Pour Noël, j’avais proposé que l’on se fasse une journée à Disneyland avec tous nos monstres ( petits et grands).  L’idée a remporté l’unanimité surtout avec les tarifs exceptionnels trouvés…

Une fois les sacs préparés, cela ne s’est pas réellement déroulé comme prévu car un souci entre mes grands est apparu. Une dispute banale comme tant d’autres mais qui a suscité une grande tension. Je n’ai pas compris vue la raison, pourquoi une telle colère dans ses paroles? Ne voulant partir sur les nerfs, j’ai insisté pour que le différent soit réglé. Mais mon intention n’a fait qu’envenimer la situation. Mon époux, qui n’avait pas assisté à la scène mais entendu les cris, arriva et demanda des explications…

C’est là que je l’ai vu…. Ce regard dans ses yeux! Mon mari a simplement voulu calmer le jeu mais mon fils s’est mis à hurler de le laisser tranquille car sinon il partirait. Lorsque je suis entrée dans la chambre et que je l’ai vu se dresser devant mon époux en criant… mais surtout en le méprisant du regard… j’ai cru que mon cœur se brisait en mille morceaux.

Est-ce que vous avez déjà eu la sensation que le temps s’est arrêté sur une situation précise à un moment précis? Voilà ce qui m’est arrivé. Je n’arrive pas à m’ôter de la tête ce regard rempli de haine. Des frissons s’emparent de moi depuis car je le connais si bien ce regard. Il m’a hanté très longtemps mais avec l’amour de mon homme, je m’étais débarrassée de ce spectre… du moins jusqu’à vendredi dernier. Le plus difficile est que c’est le premier petit être qui m’a donné la force de me battre contre ces vieux démons qui me ramène à eux.

A ce moment là, une fois le temps redémarrait, j’ai du prendre une décision. Et j’ai fait la pire chose qu’une mère ait à faire: je lui ai demandé de quitter la maison. Je dois avouer que ce n’est pas la première fois que ces mots sortent de ma bouche mais c’est la première fois que je les dit avec conviction. Je ne sais pas si c’est de l’instinct de survie mais il le fallait. J’ai réalisé que je ne pouvais plus aider mon fils, il ne le veut pas. Il a besoin de se retrouver seul, il me l’a déjà dit mais telle une louve je pensais pouvoir le protéger encore. Malheureusement, il doit se trouver et se soigner pour avancer, et ça il doit le faire sans moi.

En partant pour vivre un grand moment avec le reste de ma famille, j’avais l’impression d’avoir un trou béant dans le cœur. Mes larmes n’ont pas cessé de couler…. Et je ne me remets pas encore, mais je vais y arriver. Pour moi avant tout.
Pour toi, mon fils:  Saches que tu as été, tu es et tu seras toujours la lumière qui a éclairé ma vie. Tu es mon premier enfant, cela ne fait pas de toi celui que j’aime le plus mais celui qui m’a appris à aimer. Je sais que la vie ne nous a pas fait de cadeau mais pour moi, elle a été généreuse car je vous ai eu tous les 5.  Je te souhaite de pouvoir te trouver, car je sais que tu es perdu, tu n’as plus aucun repère. Je ne t’ai peut-être pas donné les bons outils mais je t’ai donné l’essentiel: l’amour, le respect de soi et d’autrui. C’est à toi de faire tes choix, je ne peux malheureusement pas les faire pour toi (même si cela aurait été plus simple!). Alors, je te souhaite bon courage, j’espère que tu sais que ton père et moi t’aimons et serons toujours là. Mais pour l’instant, tu as besoin de faire ton chemin tout seul et, je l’ai compris. Je t’aime.

Maman

Mariage d’amour

30 janvier, 2016

Ce weekend, mon époux et moi allons fêter une date importante. Cela fait 14 ans cette année que j’ai uni ma vie à cet homme devant témoin. Le mariage, quelle idée en avez vous?

A l’origine, le mariage était l’acte d’un père donnant la tutelle de sa fille à un autre homme. Eh, oui, pendant très longtemps, nous, les femmes, n’avions rien à dire. Ne nous voilons pas la face (sans vouloir faire de jeux de mots), c’est encore le cas pour beaucoup malheureusement. C’est pourquoi je me sens chanceuse de vivre dans ce pays, peut-être pas le meilleur au monde mais soyez honnête il existe tellement pire ailleurs aujourd’hui!

Ensuite, la notion de sentiment est apparue. Se marier par amour, et non plus par arrangement préalable, fut le grand changement de la vie. L’acte civil prenait place avant le religieux. Se lier à quelqu’un par cette cérémonie était l’acte le plus important dans une vie. Un couple qui fondé une famille sans être marié était jugé: « Pourquoi? Et vos enfants, quels noms vont-ils porter? Pour les papiers, c’est plus compliqué? Et s’il arrive quelque chose à l’un de vous, tu es sûr d’avoir ce qu’il faut? ». Bref, un lot incessant de questions, de reproches car vous n’étiez pas dans les rangs!

Le mariage est à l’heure d’aujourd’hui quelque chose de ringard, un simple contrat pour être dans la légalité, et encore la nouvelle génération a trouvé des alternatives légales. Les personnes désireuses de faire les choses en grand pour leur mariage passent pour des arriérés. On leur reproche leurs intentions, on est presque obligé de justifier le choix de se marier. On vous sort des « vous n’êtes plus obligés d’aller jusque là », « il y a d’autres moyens de préserver vos droits », etc… Je trouve dur de devoir expliquer nos choix « mariage, pacs, couple  libre,… » peu importe, l’idée originelle est d’être ensemble!

Pour moi, le mariage est plus qu’un contrat. Lorsque l’on s’unit à une personne, on ne se pose pas la question de combien de temps cela va durer, ou de ce qu’il va nous arriver. La seule chose à laquelle on pense c’est que l’on ne peut vivre sans celle-ci. L’idée que je me fais du mariage c’est un nouveau départ dans la vie, en tant qu’époux vous devenez la moitié de l’autre, une part entière de celui-ci. Beaucoup vont penser que je suis « culcul » ou « fleur bleue », peut-être? Mais j’aime à penser que l’amour est ce qui fait tourner mon monde.

Mon expérience personnelle m’a apprise très vite que vivre ensemble ne voulait rien dire sans véritable sentiment. Vous pouvez habiter l’un avec l’autre, avoir de bons délires, une vie sexuelle, et des enfants, si l’Amour avec un grand A ne vous a pas touché, cela ne durera pas. La routine ou des choses plus violentes vous étoufferont petit à petit. C’est ce qui s’est passé pour moi…

Lorsque j’ai rencontré mon époux, j’étais une écorchée vive niveau sentiment. Il m’a porté, à panser mes blessures, à patienter, à aimer mes enfants comme les siens, m’a appris à être aimer et à aimer. Il m’a littéralement sauvé!

Quels étaient mes sentiments lorsque je l’ai rencontré? franchement au départ ce fut « ouahh, il est canon! ». Pour l’anecdote, c’est ma petite soeur qui m’a appelé un jour en disant que lorsque je reviendrais la voir, elle me présentera un mec trop beau. Elle était sûre, du haut de ses 12 ans, que je finirais auprès de lui. J’ai laissé le temps faire les choses. Il m’a appris à avoir confiance et à accepter que quelqu’un comme lui puisse m’aimer. Une fois que j’ai réalisé à quel point j’étais amoureuse, je me suis rendue que je ne pourais passer le reste de ma vie sans lui. Peu importe si on allait se marier ou pas, je voulais juste être auprès de lui.

Après m’avoir présentée à son père, et sûrement lui avoir demandé ce qu’il pensait de moi, il a demandé ma main. Ne vous emballez pas, on est allé dîner à Nantes, et il m’a dit « ça serait bien de se marier, non? ». J’étais morte de rire mais c’était tout lui! c’est une personne sans chichi, tout est simple, pourquoi faire les choses compliquées. J’ai adoré ce dîner et bien sur j’ai accepté. La semaine qui a suivi nous sommes allés à la mairie de Séné et avons demandé une date. Ensuite on a annoncé à mes parents et famille que un mois plus tard nous allions passé devant M. Le Maire.

Mon mariage était top, je n’aurais sûrement pas gagné à l’émission télévisée car il nous ressemblait trop. On aime que les choses se déroulent simplement, en famille avec des amis. Bref, comme à la maison!

Tout ce que je sais c’est que je bénis le  moment où il a dit à l’ adjointe du Maire « OUI, Profondément ». Cela fait 14 ans, et j’ai l’impression que nous avons dit OUI seulement hier. On est toujours aussi amoureux! Cela semble prétentieux de dire cela, mais c’est vrai. Quand votre homme arrive au bout de 14 ans à vous faire rougir juste en vous regardant, vous vous sentez comme une adolescente devant son premier amour!

Je souhaite à chacun de connaître ce sentiment troublant et envoutant… Moi je le savoure encore et pour longtemps.

 

 

l’amitié sous toutes ses formes

22 janvier, 2016

L’amitié est un sentiment d’affection, de sympathie qui lie deux personnes. C’est la définition que vous trouverez en ouvrant un dictionnaire français. Cela me plaît, c’est simplement décrit! Or dans la réalité, on fait tout un spitch lorsque l’on veut donner sa propre définition de l’amitié.

A l’époque actuelle, c’est une notion bien fictive. On n’a jamais eu autant d’amis qu’aujourd’hui, tout cela grâce à la toile et aux réseaux sociaux. Mais ces amitiés sont jetables, et on supprime ces amis virtuels tels des vielles fringues lors du ménage de printemps.

Je me suis toujours dit qu’il existait différentes amitiés. Il y a « les vrais amis » et « les copains, les connaissances » que l’on appelle « ami » sans les considérer réellement comme tels…

Ma remise en question y est peut-être pour quelque chose mais j’ai changé d’opinion. Je pense détester cette idée « de fractionner l’Amitié », la diviser en différentes parties:

  • une pour le/la meilleure ami(e), c’est la personne qui connais votre vie mieux que quiconque
  • une pour les amis qui sont présents à tous les évènements
  • une pour ceux qui prennent le café aussi souvent qu’il y a de jours dans la semaine
  • une pour les amis que l’on croise tous les jours
  • une pour les amis de la famille (pas forcément choisis)
  • etc…

Je me suis rendue compte que cela va à l’encontre de la ligne de conduite que j’essaie de suivre depuis un bout de temps. Je veux être une personne pour qui le partage est la clé de tout, la réponse à beaucoup de problème. Malgré le peu de chose que vous possédez, sachez que quelque part quelqu’un a encore moins que vous. Lorsque l’on donne, on reçoit mille fois plus… encore faut-il voir ce que l’on vous offre! Je sais vous allez croire que je me la joue « prophète » mais vous n’y êtes pas. Je ne possède pas de richesses matérielles mais j’aime partager ce que j’ai avec Amour, juste par Amitié… Et les sourires, les rires, les joies et les pleurs que cela engendre, me booste telle une batterie que l’on recharge.

Je préfère, à présent, me dire que tous ces amis réunis sont un tout. Chaque personne apporte le petit quelque chose qui fait que j’ai cette sympathie pour elle:

  • un sourire perpétuel
  • une bonne humeur immuable
  • une oreille attentive
  • des conseils bienfaisants
  • un grain de folie
  • un esprit contradictoire
  • de la conversation
  • etc….

Ils sont une parcelle de ma toile d’Amitié, une partie intégrante de celle-ci, et non un bout de case dans une case que je dépoussière de temps en temps. L’idée est de voir ce que vous offre chacun de vos amis, et de lui rendre mille fois plus. Tous mes amis sont importants et chacun est unique, ils sont complémentaires.

Donc, voila pour moi la définition du dictionnaire me convient. L’amitié est un sentiment simple. Les amis ne se collectionnent pas tels des trophées, il faut en prendre soin pour que la toile s’agrandisse et ne se brise pas.

A tous mes amis, je vous remercie de m’enrichir encore et toujours.

L’impuissance d’une mère

13 janvier, 2016

Aujourd’hui, c’est en qualité de maman que je m’adresse à vous. Je me suis toujours considérée comme une louve couvant ses petits. Bien sûr dans l’idée qu’il faut les protéger, les élever jusqu’à ce qu’ils quittent le nid…

Mais, c’est une fonction difficile et sans repos. Telle une louve, ma priorité à toujours était de protéger mes petits mais les petits deviennent grands. Et leurs envies et besoins ne peuvent pas tous être assouvis en temps et en heure. A trop les protéger, on finit par ne plus laisser leur libre arbitre s’exprimer.

Vous verrez tous ce jour arrivé… Le jour où le seul et unique sentiment qui vous habitera sera l’IMPUISSANCE!!!

Mes grands, mes chers adoleschiants, sont en souffrance, chacun a sa manière:

  • J’en ai un qui a du mal à faire face aux nombreuses disparitions. Plusieurs de ses amis sont malheureusement décédés de manières brutales, vous vous en doutez vus leurs âges! C’est très compliqué d’expliquer la MORT à un enfant, ça l’est encore plus à un Adolescent. Ils se posent déjà une tonne de questions sur la VIE, sans qu’en plus la fin de celle-ci n’arrive trop tôt! J’en ai déjà parlé avec eux depuis longtemps, vu ma santé, c’est un sujet que j’ai dû aborder malgré leur jeune âge. Aujourd’hui, il en ai à un point où il ne veut plus pleurer, il est fatigué de se battre contre cette souffrance. Sa peine l’envahi et inonde ses pensées. Il a vraiment beaucoup de mal à remonter la pente, et malheureusement, je suis sans aucune solution. Je ne peux que essuyer ses larmes et espérer qu’il va sortir de cette vague de tristesse.
  • L’autre est en fuite. Il est arrivé à saturation de tout. La relation violente avec son père, les problèmes familiaux côté paternel, ma maladie, les peines de cœur, les problèmes de santé de son grand-père qui risque de lui coûter la vie, voilà ce « tout » qui lui pèse tant. Il a toujours eu une certaine violence au fond de lui qui prends trop de place dès qu’il se sent agressé. Aujourd’hui, pour se protéger et nous protéger, il s’isole. Pas juste dans sa chambre, mais il s’en va. Il a quitté la maison depuis près d’un mois, en donnant des nouvelles seulement 2 ou 3 fois. Il m’a avoué qu’ il avait besoin de cette solitude, besoin de ne rien ressentir, ni peine, ni tristesse, ni colère, ni joie, ni envie, ni amour… De se sentir VIDE!!! Il dit que cela lui fait du bien mais dans un même temps après discussion il est conscient que cet état dépressif n’est pas bon et ne peut se résoudre seul. Malheureusement, il n’éprouve pas le besoin de se soigner.

C’est horrible pour une mère de se dire que « à part, attendre qu’ils prennent la bonne décision, je ne peux rien faire. Être présente, leur dire que je les aime et que le jour où ils l’auront décidé je serai là! ». Être impuissante devant les évènements, devant la souffrance de ses propres enfants, c’est une sensation qui vous brûle de l’intérieur. Alors, oui, je me consume à petits feux, sans pouvoir réagir mais surtout en étant consciente du fait que je ne dois rien faire!!! Il faut accepter de les laisser grandir, partir et souffrir, c’est comme ça qu’ils apprennent! c’est comme cela que j’apprends…

Pouvoir choisir…

10 janvier, 2016

Aujourd’hui, la journée est dure. La fatigue se fait sentir. Mais, contrairement à ce que vous pouvez penser, je suis contente de ressentir cette fatigue. Car pour une fois, elle est justifiée.

Hier matin, je me suis fait plaisir avec quelques filles en dansant pendant toute la matinée. Un bon gros cours de danse tahitienne avec des bases, des chorégraphies à travailler, de la musique à fond, et une chaleur qui se dégage de chacune! Malgré les douleurs présentes, je me suis éclatée. C’est vrai que ça m’a beaucoup manqué.

Lorsque l’on a une passion que l’on ne peut pratiquer, c’est une grande frustration! Imaginez ma joie, le pur plaisir, un bonheur simple mais si profond!

Bien sûr, j’ai dû faire attention à ne pas trop me lâcher. De toute façon, mon corps est totalement indépendant de ma volonté et, il sait se faire entendre. Quand il dit « Stop », peu importe mon envie de continuer ou d’avancer, il faut Stopper!

Souvent lorsque l’on est malade, on nous incite à nous reposer, à calmer nos activités. Mais vous qui accompagnez des personnes à la santé fragile, sachez qu’il vaut mieux une fatigue physique provoquée qu’une fatigue morale due à l’ennui et la déprime. Cette fatigue me rappelle que je suis vivante, j’ai voulu pratiquer cette activité. C’est une chose que j’ai choisi, à défaut d’un état d’épuisement que je subis sans aucune raison. Il y a peu de chose que je peut contrôler mais ce choix, c’est moi qui l’ai fait!

Donc depuis cette nuit, les douleurs sont là. Mais, j’en souris presque car je pense à ce moment de plaisir intense durant lequel j’ai totalement oublié ma maladie. Et, ça c’est un vrai bonheur!

 

Savoir recevoir une bonne nouvelle

7 janvier, 2016

Enfin, une bonne nouvelle… Il y a deux jours, j’ai eu des résultats concernant mon état de santé. D’après les examens, le cancer rebrousse chemin timidement sans que l’on ne fasse quoi que ce soit depuis 2 bonnes semaines.

Suite au dernier traitement de chimiothérapie mis en place, il avait été décidé qu’un peu de repos physique et moral serait bénéfique à la suite des opérations. Malheureusement, ce fut un repos de courte durée (crise articulaire, musculaire, crampes puissance 10), bref, de vraies vacances! Mais il semblerait que cette période sans injection de poison (nécessaire… mais du poison quand même!) a tout de même permis une petite diminution des marqueurs du cancer.

Lorsque je l’ai annoncé à mes proches, ils ont été ravis, et ont tous exprimé une grande joie! Vous me direz que c’est tout à fait normal. Et bien sachez que pour quelqu’un qui est malade depuis une certaine durée, ces petites victoires ne sont pas fêtées à leurs justes valeurs, malheureusement! On a tendance à ne pas s’exprimer, ni montrer trop de joie. Les maladies telles que le lupus sont « un va-et-vient » de crises inflammatoires dues à un dérèglement du système immunitaire. Donc, on finit par prendre l’habitude de « se sentir mieux avant d’aller moins bien ». C’est un état d’esprit terrifiant car il n’aide pas  à se sortir de ce schéma infernal. De plus, lorsque l’on vous diagnostique un lupus érythémateux disséminé, la première chose que l’ on vous indique c’est que c’est une pathologie à vie! Donc, on ne vous guérit pas du lupus, on soigne l’inflammation du moment.

Je vous raconte cela car le soir j’ai annoncé cette bonne nouvelle à mon chéri et sa réaction m’a frappé… Il n’en a eu aucune! Une fois que je lui ai fais la remarque, il m’a exprimé qu’il était  « content mais sur ses gardes… ».

Depuis cela trotte dans ma tête, c’est vraiment terrible de ne pas pouvoir se satisfaire de ces petites victoires! Je me demande si je ne finis pas par invoquer les crises. Le mental fait beaucoup dans la rémission, tout le monde le sait mais on ne s’en rend pas toujours compte. Or, je dis souvent qu’il faut voir le verre a moitié plein, être optimiste, se créer des couleurs pleins la tête et je me suis rendue compte que j’ai fait l’opposé en recevant cette bonne nouvelle.

Donc ce soir, je cris haut et fort: « yeah, je vais mieux aujourd’hui! Mon corps se bat contre cette saleté! J’imagine que cette bonne nouvelle revêt un sublime vert émeraude dans mon utérus! ».

C’est sympa pour ma nouvelle palette de couleurs!non?

Mon unique voeu pour 2016

3 janvier, 2016

La nouvelle année débute tout doucement, après les festivités du réveillon, un peu de repos s’impose!!! C’est un super réveillon, entouré d’amis, qui s’est étalé jusqu’à hier soir. Cela permet de voir les personnes à qui l’on tient, que l’on ne voit pas forcément souvent mais que l’on aime tant.

Il y a aussi les dizaines et dizaines de messages de Bonne Année que l’on reçoit depuis minuit une et ce jusqu’à fin janvier pour certains. J’avoue que j’aime les tirs groupés. Je suis un peu fait-néante sur ce point. Chacune de vos connaissances vous souhaite le meilleur pour l’année à venir, et on fait de même en retour. Le fait est qu’on se demande tous ce qu’il va bien pouvoir nous arriver par la suite… En tout cas, c’est ce à quoi je pense depuis.

Le 1er au matin, mon Homme m’a réveillé avec une très belle image. Pour lui:  » peu importe ce qu’il se passera, tant que nous sommes ensemble, même pas peur! ». Je sais pour certains c’est too much, et peut-être même ringard, mais pas pour moi.

Je connais cet homme depuis bientôt 18 ans, et c’est vraiment l’Homme de ma vie! Lorsqu’il m’a rencontré, j’étais ce que l’on peut appelé une loque. Vos êtes choqués? vous ne devriez pas! Tout le monde passe par ce genre de période dans sa vie. Pour moi, il a été la bouffée d’oxygène qui ‘a sauvé. Il m’a appris à me respecter, à m’aimer, à Aimer et être aimé. Il est toujours présent, peu importe le problème, il relativise car on est ensemble. Lorsque l’on rencontre une personne telle que lui, on ne la lâche pas. On lui rend autant d’amour que ce qu’elle vous donne et on fait en sorte que l’éternité ne soit pas une option!

Alors voici le vœux que je fais pour chacun d’entre vous: Rencontrez et aimez la personne qui vous fait vous sentir merveilleuse même les pires jours! Apprenez à aimer avec un grand A, et surtout ne laissez pas l’Amour passé, vous le regretterez! Voilà mon étincelle de début d’année… BONNE ANNÉE!!!

 

Le temps du bilan

31 décembre, 2015

Cela fait quelques jours que je réfléchis à ce fameux bilan que l’on établie lorsque quelque chose se termine. Une amie m’a dit il y a quelques jours que l’année 2016 serait pour moi « un nouveau commencement » car en numérologie je serais en année 1. Cette symbolique des nombres suit un cycle de 9, donc je dois commencer un nouveau cycle sur de bonnes bases. Ce qui veut dire que pour 2015, un bilan s’impose. Or, j’ai tous les jours une bonne excuse pour repousser, un évènement qui entache ma motivation. Mais ce soir, je sais qu’il faut y aller. donc, c’est parti…

Durant cette année, beaucoup de bons et mauvais jours ont rythmé ma vie. Je ne suis pas sûre de vouloir me les remémorer tous et je pense que c’est la raison pour laquelle ce fameux bilan était difficile à commencer. Histoire de finir sur une bonne note, je vais débuter par le plus désagréable:

  1. j’ai perdu beaucoup de personnes très proches (Teiva, Marité, Tatie Lulu, etc…)
  2. il y a eu des proches de mes amis qui nous ont quitté également
  3. j’ai pleuré la douleur de ma meilleure amie dans son combat contre la maladie
  4. j’ai perdu le dialogue avec mon fils
  5. j’ai hérité d’un crabe comme compagnon du lupus
  6. j’ai eu un AIT
  7. mes enfants ont souffert de la situation entraînée par la maladie
  8. ma maman et ma famille se sont épuisés dans leur tache pour me soutenir
  9. je sens mon mari  à bout de force
  10. le monde part en couille!!!

c’est plutôt triste me direz vous, et c’est vrai. J’ai débuté l’année 2015 par une thérapie. lors des séances, la psy m’a fait comprendre qu’il faut toujours combattre pour soi, puis les répercussions pour les autres se feront sentir. Et bien cette année, je me suis sentie fatiguée, épuisée, à bout de force. Et malheureusement, mes proches en ont ressenti les symptômes. Je ne suis pas la cause de tout, je ne suis pas le centre du monde. Mais je pense que ce que j’ai dégagé cette année était bien trop sombre pour la personne que je suis.

Maintenant, les bons moments:

  1. des personnes que j’aime ne souffrent plus là où elles sont
  2. ma meilleure amie a trouvé du répit en partant en vacances avec sa famille et est revenue lumineuse
  3. je suis allée en cure 3 semaines, et j’ai adoré
  4. j’ai appris à écouter mon corps et prendre soin de moi
  5. j’ai vu mon parrain, et il va pas trop mal
  6. j’ai rencontré des personnes géniales par le biais de ma passion
  7. certains amis ont agrandi la famille
  8. mon grand travaille, et a l’air décidé à s’assumer
  9. mon deuxième fait des efforts pour que l’on s’entende
  10. mes trois derniers sont en pleine forme
  11. les derniers résultats du traitement contre le cancer sont positifs
  12. j’ai commencé un blog
  13. mon mari reste confiant, rassurant et aimant quoiqu’il arrive
  14. ma famille entière était réunie pour Noël

Il y en a eu bien plus encore mais je ne peux tout lister. Ce qui est certain c’est qu’à l’instant T., j’ai réussi à énumérer plus de bons que de mauvais moments.

Maintenant, je pense que je voudrais remercie tout le monde:

  • vous qui m’avaient blessé, MERCI car j’ai pu avancer
  • vous qui m’avaient détesté, MERCI car je suis plus forte
  • vous qui m’avaient aimé, MERCI car je suis remplie d’Amour

Tous les 1ers de l’an, on s’amuse à faire de bonnes résolutions. En ce qui me concerne, ceux sont des promesses:

  • Je promets de me rapprocher de mon fils
  • je promets que ferais ce qu’il faut pour guérir
  • je promets que je vais fêter mes 40 ans comme il se doit
  • je promets que je vais aimer aussi fort que l’on m’aime
  • je promets que 2016 sera une année formidable

Il n’y a rien d’impossible. tout est une question de point de vue et d’interprétation, alors à moi d’ouvrir plus grand mes yeux et de trouver le bon dans l’univers qui m’entoure. Je vais prendre en main mon futur, je vais me battre, et le bilan de l’an prochain dégagera les couleurs de l’arc en ciel et plus aucune couleur sombre.

A tous, je vous souhaite un très bon réveillon. Fêtez dignement cette année qui se termine et entamez la suivante dans la joie (et la modération).

BONNE ANNEE!!!

ou comme on dit à Tahiti: IAORANA I TE MATAHITI API

 

Thérapie alternative: la kinésiologie

29 décembre, 2015

Ce matin, je suis allée chercher de l’aide pour mon petit auprès d’un « kinésiologue » près de chez moi. Vous me demanderez « c’est quoi encore ce truc? ». Je vous avoue que jusqu’à aujourd’hui je n’en avais aucune idée. En fait la kinésiologie signifie « étude des mouvements humains », c’est une pratique destinée à favoriser un état d’équilibre et de bien-être physique, mental, émotionnel et social. Lorsque je suis rentrée dans son cabinet avec mon fils, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.

En fait, mon troisième est un  petit garçon de 6 ans qui a du mal à se contrôler, à se tenir tranquille, à être en communauté. Il est à la limite de l’hyperactivité pour certains… Pour moi, il est en constante souffrance, c’est presque un appel à l’aide lorsqu’il s’énerve. Le fait est que je ne peux répondre favorablement à toutes ses crises, ce ne serait pas lui rendre service. Mais d’un autre côté, lui tenir tête, lui donner des limites est épuisant autant pour moi que pour lui.

Donc depuis près de 2 ans, je cherche des solutions pour qu’il évacue tout ce stress à travers la discussion, la thérapie, le sport, l’art, et même la médecine alternative. Malheureusement avec les derniers chamboulements dû à ma santé, il s’est endurci encore plus et cela lui pose d’énormes problèmes à l’école tout comme dans tous les lieux où il y a du monde et une quelconque autorité. J’ai peur qu’il termine seul, exclus, et que son avenir en pâtisse.

Il y a quelques semaines, une amie proche m’a parlé de ce thérapeute. Elle le voit pour son bien-être personnel, et m’a dit qu’elle appréciait ces séances. Je lui ai demandé les coordonnées et j’ai pris rendez-vous. Certains penseront que j’y suis allée un peu à l’aveugle, ce qui n’est pas faux! Mais je suis quelqu’un de direct, si le médecin ou l’interlocuteur ne me plaît pas, je suis du style à dire « merci mais cela ne va pas le faire. Je le sens pas. Au revoir! ». Je l’ai déjà fait avec un médecin généraliste et un dentiste. Ils n’ont pas eu le temps de me toucher, je ne le sentais pas du tout! Donc, vous imaginez bien que pour mon fils si le filing n’est pas là…

Donc, ce matin, rendez-vous à 9h. On arrive dans son cabinet, et là un homme propre sur lui, jeans, tee-shirt, pied nu… Déjà, je me dit « bienvenue chez babacool! ». Il demande à Etana de s’installer sur la table de massage. Il manipule un peu sa tête, et me sort des choses sur comment est mon fils tous les jours. J’acquiesce en étant surprise, je ne lui ai rien dit de tout cela. Il ne m’a rien demandé sur Etana. Mais le plus gros c’est qu’il sait d’où tout cela vient. Et là, je me dit « je le savais ». J’attendais juste de trouver quelqu’un qui me le confirme par lui-même.

Voici sa conclusion: « Etana a un sentiment d’abandon depuis le jour de sa naissance, comme si on l’avais arracher à quelqu’un. Comme si il n’était pas prêt à venir. » Vous me direz que cela n’a rien d’extraordinaire comme diagnostique vu que c’est un enfant parmi 4 autres d’une maman prise dans la maladie. Mais attendez que je vous raconte: Mon accouchement, à terme, s’est bien passé mais on l’a provoqué, de par ma fatigue et du fait que j’aurais été seule à la maison la semaine suivante. Dès le lendemain, le pédiatre m’a dit que il agissait comme un prématuré, et son premier bain avec elle nous l’a confirmé. Ce jour-là, elle a halluciné, il a tellement eu peur de l’eau, qu’il s’est vidé littéralement (vomi et caca). Cela m’a paru duré une éternité jusqu’à ce qu’elle décide qu’il valait mieux ne pas insisté. Et avec Teia on a mis près de 3 heures avant de le calmer. Il s’est endormi en pleurs dans les bras de son père, et même pendant son sommeil, c’était douloureux! J’ai réussi à le remettre dans l’eau seulement dix jours après et juste dans le lavabo, pas dans la baignoire.

Ce n’est peut-être qu’une coïncidence. Mais mon fils a apprécié la séance et il est resté si calme pendant celle-ci que je me dis que c’est un signe! J’espère que le résultat sera là. Nous avons un nouveau rendez-vous dans un mois. J’ai bon espoir! Je veux y croire!

A tous qui me lisez, sachez vous faire confiance. Écouter son corps, je l’ai appris cette année, est le plus important! Donc thérapie conventionnelle ou alternative, peu importe, si vous le sentez, foncez!

Un rêve…

27 décembre, 2015

Ce soir, une fois l’euphorie de Noël  passée, la famille éparpillée, les enfants exténués, le calme est enfin posé. Ce fut un mélange de joie, sourire, souvenirs, fou-rires, pleurs, embrassades mais aussi cris et déchirements…

Après tout ce remue-méninge, je suis un peu triste mais aussi soulagée que cela soit passé. Vous ne devez rien comprendre vu la ferveur avec laquelle je défends Noël. Mais, comme dans toutes les familles, car contrairement à ce que pense beaucoup j’ai une famille comme les autres, nous avons des joies et des conflits. Et aujourd’hui, malheureusement, les conflits ont pris le pas sur le reste. Ce qui m’oblige à avouer que je suis désespéramment en fuite ce soir. Ce que je veux dire c’est que je suis lasse et fatiguée donc là pas envie! Juste envie de rien!

Et puis tout à coup, une idée… une image… un rêve… Le temps d’une soirée, je voudrais pouvoir me défouler comme je le faisait jusque là. Danser, danser le ori tahiti, faire une chorégraphie, créer quelque chose de concret, je suis plutôt douée pour cela!

J’ai créé une association de danse tahitienne en 2001. J’ai adoré m’occuper des chorégraphies, donner des cours, faire des costumes, organiser des soirées durant 14 ans. Cette association a été longtemps une échappatoire à la routine de la maladie. Elle m’a permis d’explorer divers aspects de mes origines polynésiennes et de les partager avec tous.

Malheureusement, le temps passant, les choses évoluant autour de la maladie, j’ai accepté que mon petit corps ne pouvais pas tout gérer. Donc plus d’association, plus de danse, plus de chorégraphie, plus de costume. Bref, niveau création, c’est le calme plat________________________________________. Et, surtout, plus d’échappatoire, c’est difficile de ne pas avoir quelque chose pour se changer les idées.

Pour l’équilibre de chacun, il faut avoir un passe-temps. Il faut savoir se libérer des différentes tensions de la vie si on ne veut pas exploser.

J’ai commencé ce blog en espérant combler ce manque. Mais ce soir, cela ne suffit pas… Pas envie! Juste envie de rien!

Juste une idée… une image… un rêve…

 

 

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