la colère

ce soir, j’ai un sentiment de colère qui grouille en moi… Je ne me sens pas en phase avec moi-même, ce n’est pas dans ma nature d’emmagasiner de la colère. Alors, vous risquez d’être surpris, mal à l’aise voire choqués face à mes propos… Le but est de matérialiser sur l’écran ce que chaque parcelle de mon corps ressent afin de m’en débarrasser.

Je voudrais que vous jouez le jeu qui consiste à ne mettre en commentaires aucun mot, il existe bien assez d’émoticons, smiley et autres pour faire comprendre votre ressenti. Si vous pensez ne pas en être capable alors s’il vous plaît, ne lisez pas ce qui suit…

 

Ce soir, j’ai envie de crier: Mer…bippppppppppppppppppppppp…

Etre maman est la plus belle expérience qu’une femme puisse vivre. C’est également la plus difficile! Vous devenez la cuisinière, la lingère, l’animatrice, l’organisatrice d’évènement, de sortie, le doudou mobile, l’infirmière, la psychologue, l’avocat du diablotin, le souffre-douleur, etc…  j’ai lu l’autre jour une définition que j’ai trouvé sympa concernant le poste multitâche que j’occupe: « maman (NF): femme qui accomplit bénévolement un ensemble de tâches qui devraient être accomplit par une vingtaine de personnes. »

Les enfants sont terrifiants car ils peuvent être à la fois de magnifiques anges et de terribles démons, et en grandissant cela ne s’améliore pas. Un coup « je t’aime », et deux secondes plus tard « je te déteste »… On a tous déjà vécu ce genre de phénomène à la maison (si ce n’est pas encore le cas, attention préparez-vous!).

Malgré les aléas de l’année passée, je pense avoir réussi à garder la tête froide et à m’en sortir sans trop de séquelles. Mais, il y a peu, j’ai reçu une des plus grosses claques de ma vie de maman…

Il m’a fait croire que j’étais la personne la plus importante (maman à jamais!), que jamais il ne me mentirait (du moins rien de grave), que jamais il ne me manquerait de respect, que je suis son pilier, sa bouée de secours, bref une super maman! C’était nous deux contre le monde entier lors de ses crises. Mais en fait, je me suis fait bernée, une vraie Idiote, pour pas dire une vraie C….

!!! VOUS VOUS RAPPELER PAS UN MOT!!!

Je suis très en colère après lui car il m’a manquait de respect, je pensais avoir établi une relation de confiance comme avec chacun de mes enfants mais ce n’était que du vent! Mais je suis surtout en colère après moi-même car je n’ai rien vu venir. Ou du moins j’ai préféré ne pas voir, pour éviter d’avoir mal. J’ai laisser faire et cela n’a fait qu’empirer. C’est terrible de savoir que l’on a échoué, même si je sais que mon rôle était de lui donner ce dont il avait besoin pour se construire un avenir en sachant que ce sont ses choix qui l’amèneront sur les bons ou mauvais chemins. « Le libre arbitre »: voilà ce qui fait qu’il est responsable de ses choix.

Je suis aussi en colère après toutes ces personnes bien-pensantes qui vous balancent des phrases toutes faîtes qui ne servent à rien:

  • T’inquiètes pas, cela lui passera
  • C’est la crise d’adolescence
  • Il faut bien que Jeunesse se passe…

Franchement, à ce moment là, on s’en fout de ce que vous dîtes!!!

Et, il ne faut pas oublier les supers copains qui savent toujours mieux que toi, ceux qui vous donne des conseils sur comment élever « positivement » tes enfants, sans stress, sans vous énerver, sans crier parce que vous savez à quel point c’est mauvais pour eux ( au cas où vous n’y aurez pas pensé!). Sérieusement!!! Vous pensez que l’on ressent quoi lorsque vous accusez notre manière de faire! Vous savez que vos conseils sur le self-contrôle sont totalement inappropriés dans ces moments là. Car le souci n’est pas de comment faire calmement, le souci c’est de savoir quoi faire lorsque les limites imposées dans le calme ont été dépassées! Et, sachez que vous dépassez les limites quand vous pensez savoir mieux que nous ce qu’il faut faire! Car à ce moment T (de la crise des enfants puis des parents), c’est de soutien dont nous avons besoin pas d’accusateur!

Maintenant, un conseil venant d’un parent en colère: tant que l’on ne vous demande pas votre avis, taisez vous!!!

Pour vous, parents, mamans qui savaient ce que j’endure, je vous le dit « je vais m’en tirer J’aurais peut-être des séquelles, des bleues de l’âme mais j’ai connu pire… durant les neufs mois où je l’ai porté en moi, j’ai dû faire face aux insomnies, aux vomissements, à la prise de poids, au stress, à la fatigue persistante, j’ai eu des blessures de guerres (des cicatrices sur le ventre et des déchirures internes) mais en retour, j’ai reçu le plus beau cadeau qui soit… »

A toi: « je t’aime mais je souffre encore… »

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