Archive pour janvier, 2016

Mariage d’amour

30 janvier, 2016

Ce weekend, mon époux et moi allons fêter une date importante. Cela fait 14 ans cette année que j’ai uni ma vie à cet homme devant témoin. Le mariage, quelle idée en avez vous?

A l’origine, le mariage était l’acte d’un père donnant la tutelle de sa fille à un autre homme. Eh, oui, pendant très longtemps, nous, les femmes, n’avions rien à dire. Ne nous voilons pas la face (sans vouloir faire de jeux de mots), c’est encore le cas pour beaucoup malheureusement. C’est pourquoi je me sens chanceuse de vivre dans ce pays, peut-être pas le meilleur au monde mais soyez honnête il existe tellement pire ailleurs aujourd’hui!

Ensuite, la notion de sentiment est apparue. Se marier par amour, et non plus par arrangement préalable, fut le grand changement de la vie. L’acte civil prenait place avant le religieux. Se lier à quelqu’un par cette cérémonie était l’acte le plus important dans une vie. Un couple qui fondé une famille sans être marié était jugé: « Pourquoi? Et vos enfants, quels noms vont-ils porter? Pour les papiers, c’est plus compliqué? Et s’il arrive quelque chose à l’un de vous, tu es sûr d’avoir ce qu’il faut? ». Bref, un lot incessant de questions, de reproches car vous n’étiez pas dans les rangs!

Le mariage est à l’heure d’aujourd’hui quelque chose de ringard, un simple contrat pour être dans la légalité, et encore la nouvelle génération a trouvé des alternatives légales. Les personnes désireuses de faire les choses en grand pour leur mariage passent pour des arriérés. On leur reproche leurs intentions, on est presque obligé de justifier le choix de se marier. On vous sort des « vous n’êtes plus obligés d’aller jusque là », « il y a d’autres moyens de préserver vos droits », etc… Je trouve dur de devoir expliquer nos choix « mariage, pacs, couple  libre,… » peu importe, l’idée originelle est d’être ensemble!

Pour moi, le mariage est plus qu’un contrat. Lorsque l’on s’unit à une personne, on ne se pose pas la question de combien de temps cela va durer, ou de ce qu’il va nous arriver. La seule chose à laquelle on pense c’est que l’on ne peut vivre sans celle-ci. L’idée que je me fais du mariage c’est un nouveau départ dans la vie, en tant qu’époux vous devenez la moitié de l’autre, une part entière de celui-ci. Beaucoup vont penser que je suis « culcul » ou « fleur bleue », peut-être? Mais j’aime à penser que l’amour est ce qui fait tourner mon monde.

Mon expérience personnelle m’a apprise très vite que vivre ensemble ne voulait rien dire sans véritable sentiment. Vous pouvez habiter l’un avec l’autre, avoir de bons délires, une vie sexuelle, et des enfants, si l’Amour avec un grand A ne vous a pas touché, cela ne durera pas. La routine ou des choses plus violentes vous étoufferont petit à petit. C’est ce qui s’est passé pour moi…

Lorsque j’ai rencontré mon époux, j’étais une écorchée vive niveau sentiment. Il m’a porté, à panser mes blessures, à patienter, à aimer mes enfants comme les siens, m’a appris à être aimer et à aimer. Il m’a littéralement sauvé!

Quels étaient mes sentiments lorsque je l’ai rencontré? franchement au départ ce fut « ouahh, il est canon! ». Pour l’anecdote, c’est ma petite soeur qui m’a appelé un jour en disant que lorsque je reviendrais la voir, elle me présentera un mec trop beau. Elle était sûre, du haut de ses 12 ans, que je finirais auprès de lui. J’ai laissé le temps faire les choses. Il m’a appris à avoir confiance et à accepter que quelqu’un comme lui puisse m’aimer. Une fois que j’ai réalisé à quel point j’étais amoureuse, je me suis rendue que je ne pourais passer le reste de ma vie sans lui. Peu importe si on allait se marier ou pas, je voulais juste être auprès de lui.

Après m’avoir présentée à son père, et sûrement lui avoir demandé ce qu’il pensait de moi, il a demandé ma main. Ne vous emballez pas, on est allé dîner à Nantes, et il m’a dit « ça serait bien de se marier, non? ». J’étais morte de rire mais c’était tout lui! c’est une personne sans chichi, tout est simple, pourquoi faire les choses compliquées. J’ai adoré ce dîner et bien sur j’ai accepté. La semaine qui a suivi nous sommes allés à la mairie de Séné et avons demandé une date. Ensuite on a annoncé à mes parents et famille que un mois plus tard nous allions passé devant M. Le Maire.

Mon mariage était top, je n’aurais sûrement pas gagné à l’émission télévisée car il nous ressemblait trop. On aime que les choses se déroulent simplement, en famille avec des amis. Bref, comme à la maison!

Tout ce que je sais c’est que je bénis le  moment où il a dit à l’ adjointe du Maire « OUI, Profondément ». Cela fait 14 ans, et j’ai l’impression que nous avons dit OUI seulement hier. On est toujours aussi amoureux! Cela semble prétentieux de dire cela, mais c’est vrai. Quand votre homme arrive au bout de 14 ans à vous faire rougir juste en vous regardant, vous vous sentez comme une adolescente devant son premier amour!

Je souhaite à chacun de connaître ce sentiment troublant et envoutant… Moi je le savoure encore et pour longtemps.

 

 

l’amitié sous toutes ses formes

22 janvier, 2016

L’amitié est un sentiment d’affection, de sympathie qui lie deux personnes. C’est la définition que vous trouverez en ouvrant un dictionnaire français. Cela me plaît, c’est simplement décrit! Or dans la réalité, on fait tout un spitch lorsque l’on veut donner sa propre définition de l’amitié.

A l’époque actuelle, c’est une notion bien fictive. On n’a jamais eu autant d’amis qu’aujourd’hui, tout cela grâce à la toile et aux réseaux sociaux. Mais ces amitiés sont jetables, et on supprime ces amis virtuels tels des vielles fringues lors du ménage de printemps.

Je me suis toujours dit qu’il existait différentes amitiés. Il y a « les vrais amis » et « les copains, les connaissances » que l’on appelle « ami » sans les considérer réellement comme tels…

Ma remise en question y est peut-être pour quelque chose mais j’ai changé d’opinion. Je pense détester cette idée « de fractionner l’Amitié », la diviser en différentes parties:

  • une pour le/la meilleure ami(e), c’est la personne qui connais votre vie mieux que quiconque
  • une pour les amis qui sont présents à tous les évènements
  • une pour ceux qui prennent le café aussi souvent qu’il y a de jours dans la semaine
  • une pour les amis que l’on croise tous les jours
  • une pour les amis de la famille (pas forcément choisis)
  • etc…

Je me suis rendue compte que cela va à l’encontre de la ligne de conduite que j’essaie de suivre depuis un bout de temps. Je veux être une personne pour qui le partage est la clé de tout, la réponse à beaucoup de problème. Malgré le peu de chose que vous possédez, sachez que quelque part quelqu’un a encore moins que vous. Lorsque l’on donne, on reçoit mille fois plus… encore faut-il voir ce que l’on vous offre! Je sais vous allez croire que je me la joue « prophète » mais vous n’y êtes pas. Je ne possède pas de richesses matérielles mais j’aime partager ce que j’ai avec Amour, juste par Amitié… Et les sourires, les rires, les joies et les pleurs que cela engendre, me booste telle une batterie que l’on recharge.

Je préfère, à présent, me dire que tous ces amis réunis sont un tout. Chaque personne apporte le petit quelque chose qui fait que j’ai cette sympathie pour elle:

  • un sourire perpétuel
  • une bonne humeur immuable
  • une oreille attentive
  • des conseils bienfaisants
  • un grain de folie
  • un esprit contradictoire
  • de la conversation
  • etc….

Ils sont une parcelle de ma toile d’Amitié, une partie intégrante de celle-ci, et non un bout de case dans une case que je dépoussière de temps en temps. L’idée est de voir ce que vous offre chacun de vos amis, et de lui rendre mille fois plus. Tous mes amis sont importants et chacun est unique, ils sont complémentaires.

Donc, voila pour moi la définition du dictionnaire me convient. L’amitié est un sentiment simple. Les amis ne se collectionnent pas tels des trophées, il faut en prendre soin pour que la toile s’agrandisse et ne se brise pas.

A tous mes amis, je vous remercie de m’enrichir encore et toujours.

L’impuissance d’une mère

13 janvier, 2016

Aujourd’hui, c’est en qualité de maman que je m’adresse à vous. Je me suis toujours considérée comme une louve couvant ses petits. Bien sûr dans l’idée qu’il faut les protéger, les élever jusqu’à ce qu’ils quittent le nid…

Mais, c’est une fonction difficile et sans repos. Telle une louve, ma priorité à toujours était de protéger mes petits mais les petits deviennent grands. Et leurs envies et besoins ne peuvent pas tous être assouvis en temps et en heure. A trop les protéger, on finit par ne plus laisser leur libre arbitre s’exprimer.

Vous verrez tous ce jour arrivé… Le jour où le seul et unique sentiment qui vous habitera sera l’IMPUISSANCE!!!

Mes grands, mes chers adoleschiants, sont en souffrance, chacun a sa manière:

  • J’en ai un qui a du mal à faire face aux nombreuses disparitions. Plusieurs de ses amis sont malheureusement décédés de manières brutales, vous vous en doutez vus leurs âges! C’est très compliqué d’expliquer la MORT à un enfant, ça l’est encore plus à un Adolescent. Ils se posent déjà une tonne de questions sur la VIE, sans qu’en plus la fin de celle-ci n’arrive trop tôt! J’en ai déjà parlé avec eux depuis longtemps, vu ma santé, c’est un sujet que j’ai dû aborder malgré leur jeune âge. Aujourd’hui, il en ai à un point où il ne veut plus pleurer, il est fatigué de se battre contre cette souffrance. Sa peine l’envahi et inonde ses pensées. Il a vraiment beaucoup de mal à remonter la pente, et malheureusement, je suis sans aucune solution. Je ne peux que essuyer ses larmes et espérer qu’il va sortir de cette vague de tristesse.
  • L’autre est en fuite. Il est arrivé à saturation de tout. La relation violente avec son père, les problèmes familiaux côté paternel, ma maladie, les peines de cœur, les problèmes de santé de son grand-père qui risque de lui coûter la vie, voilà ce « tout » qui lui pèse tant. Il a toujours eu une certaine violence au fond de lui qui prends trop de place dès qu’il se sent agressé. Aujourd’hui, pour se protéger et nous protéger, il s’isole. Pas juste dans sa chambre, mais il s’en va. Il a quitté la maison depuis près d’un mois, en donnant des nouvelles seulement 2 ou 3 fois. Il m’a avoué qu’ il avait besoin de cette solitude, besoin de ne rien ressentir, ni peine, ni tristesse, ni colère, ni joie, ni envie, ni amour… De se sentir VIDE!!! Il dit que cela lui fait du bien mais dans un même temps après discussion il est conscient que cet état dépressif n’est pas bon et ne peut se résoudre seul. Malheureusement, il n’éprouve pas le besoin de se soigner.

C’est horrible pour une mère de se dire que « à part, attendre qu’ils prennent la bonne décision, je ne peux rien faire. Être présente, leur dire que je les aime et que le jour où ils l’auront décidé je serai là! ». Être impuissante devant les évènements, devant la souffrance de ses propres enfants, c’est une sensation qui vous brûle de l’intérieur. Alors, oui, je me consume à petits feux, sans pouvoir réagir mais surtout en étant consciente du fait que je ne dois rien faire!!! Il faut accepter de les laisser grandir, partir et souffrir, c’est comme ça qu’ils apprennent! c’est comme cela que j’apprends…

Pouvoir choisir…

10 janvier, 2016

Aujourd’hui, la journée est dure. La fatigue se fait sentir. Mais, contrairement à ce que vous pouvez penser, je suis contente de ressentir cette fatigue. Car pour une fois, elle est justifiée.

Hier matin, je me suis fait plaisir avec quelques filles en dansant pendant toute la matinée. Un bon gros cours de danse tahitienne avec des bases, des chorégraphies à travailler, de la musique à fond, et une chaleur qui se dégage de chacune! Malgré les douleurs présentes, je me suis éclatée. C’est vrai que ça m’a beaucoup manqué.

Lorsque l’on a une passion que l’on ne peut pratiquer, c’est une grande frustration! Imaginez ma joie, le pur plaisir, un bonheur simple mais si profond!

Bien sûr, j’ai dû faire attention à ne pas trop me lâcher. De toute façon, mon corps est totalement indépendant de ma volonté et, il sait se faire entendre. Quand il dit « Stop », peu importe mon envie de continuer ou d’avancer, il faut Stopper!

Souvent lorsque l’on est malade, on nous incite à nous reposer, à calmer nos activités. Mais vous qui accompagnez des personnes à la santé fragile, sachez qu’il vaut mieux une fatigue physique provoquée qu’une fatigue morale due à l’ennui et la déprime. Cette fatigue me rappelle que je suis vivante, j’ai voulu pratiquer cette activité. C’est une chose que j’ai choisi, à défaut d’un état d’épuisement que je subis sans aucune raison. Il y a peu de chose que je peut contrôler mais ce choix, c’est moi qui l’ai fait!

Donc depuis cette nuit, les douleurs sont là. Mais, j’en souris presque car je pense à ce moment de plaisir intense durant lequel j’ai totalement oublié ma maladie. Et, ça c’est un vrai bonheur!

 

Savoir recevoir une bonne nouvelle

7 janvier, 2016

Enfin, une bonne nouvelle… Il y a deux jours, j’ai eu des résultats concernant mon état de santé. D’après les examens, le cancer rebrousse chemin timidement sans que l’on ne fasse quoi que ce soit depuis 2 bonnes semaines.

Suite au dernier traitement de chimiothérapie mis en place, il avait été décidé qu’un peu de repos physique et moral serait bénéfique à la suite des opérations. Malheureusement, ce fut un repos de courte durée (crise articulaire, musculaire, crampes puissance 10), bref, de vraies vacances! Mais il semblerait que cette période sans injection de poison (nécessaire… mais du poison quand même!) a tout de même permis une petite diminution des marqueurs du cancer.

Lorsque je l’ai annoncé à mes proches, ils ont été ravis, et ont tous exprimé une grande joie! Vous me direz que c’est tout à fait normal. Et bien sachez que pour quelqu’un qui est malade depuis une certaine durée, ces petites victoires ne sont pas fêtées à leurs justes valeurs, malheureusement! On a tendance à ne pas s’exprimer, ni montrer trop de joie. Les maladies telles que le lupus sont « un va-et-vient » de crises inflammatoires dues à un dérèglement du système immunitaire. Donc, on finit par prendre l’habitude de « se sentir mieux avant d’aller moins bien ». C’est un état d’esprit terrifiant car il n’aide pas  à se sortir de ce schéma infernal. De plus, lorsque l’on vous diagnostique un lupus érythémateux disséminé, la première chose que l’ on vous indique c’est que c’est une pathologie à vie! Donc, on ne vous guérit pas du lupus, on soigne l’inflammation du moment.

Je vous raconte cela car le soir j’ai annoncé cette bonne nouvelle à mon chéri et sa réaction m’a frappé… Il n’en a eu aucune! Une fois que je lui ai fais la remarque, il m’a exprimé qu’il était  « content mais sur ses gardes… ».

Depuis cela trotte dans ma tête, c’est vraiment terrible de ne pas pouvoir se satisfaire de ces petites victoires! Je me demande si je ne finis pas par invoquer les crises. Le mental fait beaucoup dans la rémission, tout le monde le sait mais on ne s’en rend pas toujours compte. Or, je dis souvent qu’il faut voir le verre a moitié plein, être optimiste, se créer des couleurs pleins la tête et je me suis rendue compte que j’ai fait l’opposé en recevant cette bonne nouvelle.

Donc ce soir, je cris haut et fort: « yeah, je vais mieux aujourd’hui! Mon corps se bat contre cette saleté! J’imagine que cette bonne nouvelle revêt un sublime vert émeraude dans mon utérus! ».

C’est sympa pour ma nouvelle palette de couleurs!non?

Mon unique voeu pour 2016

3 janvier, 2016

La nouvelle année débute tout doucement, après les festivités du réveillon, un peu de repos s’impose!!! C’est un super réveillon, entouré d’amis, qui s’est étalé jusqu’à hier soir. Cela permet de voir les personnes à qui l’on tient, que l’on ne voit pas forcément souvent mais que l’on aime tant.

Il y a aussi les dizaines et dizaines de messages de Bonne Année que l’on reçoit depuis minuit une et ce jusqu’à fin janvier pour certains. J’avoue que j’aime les tirs groupés. Je suis un peu fait-néante sur ce point. Chacune de vos connaissances vous souhaite le meilleur pour l’année à venir, et on fait de même en retour. Le fait est qu’on se demande tous ce qu’il va bien pouvoir nous arriver par la suite… En tout cas, c’est ce à quoi je pense depuis.

Le 1er au matin, mon Homme m’a réveillé avec une très belle image. Pour lui:  » peu importe ce qu’il se passera, tant que nous sommes ensemble, même pas peur! ». Je sais pour certains c’est too much, et peut-être même ringard, mais pas pour moi.

Je connais cet homme depuis bientôt 18 ans, et c’est vraiment l’Homme de ma vie! Lorsqu’il m’a rencontré, j’étais ce que l’on peut appelé une loque. Vos êtes choqués? vous ne devriez pas! Tout le monde passe par ce genre de période dans sa vie. Pour moi, il a été la bouffée d’oxygène qui ‘a sauvé. Il m’a appris à me respecter, à m’aimer, à Aimer et être aimé. Il est toujours présent, peu importe le problème, il relativise car on est ensemble. Lorsque l’on rencontre une personne telle que lui, on ne la lâche pas. On lui rend autant d’amour que ce qu’elle vous donne et on fait en sorte que l’éternité ne soit pas une option!

Alors voici le vœux que je fais pour chacun d’entre vous: Rencontrez et aimez la personne qui vous fait vous sentir merveilleuse même les pires jours! Apprenez à aimer avec un grand A, et surtout ne laissez pas l’Amour passé, vous le regretterez! Voilà mon étincelle de début d’année… BONNE ANNÉE!!!