mon autre

26 février, 2017

Toi, mon amie, ma meilleure amie, ma sœur de cœur, mon autre…

Comment exprimer mon ressenti face à la vie, aux épreuves, à la mort? Comment éclaircir mes idées une fois redescendu de ces montagnes russes qui ont rythmé mon quotidien depuis quelques semaines? Un mélange de tristesse, de crainte m’a envahie depuis le début, et j’ai prié encore et encore…. J’ai supplié le Seigneur pour qu’il te vienne en aide. Mais là encore, j’étais perdue entre le désir de te garder auprès de moi, de te demander de te battre encore et toujours, et celui de te laisser partir, de te libérer de ce mal… Quelle douleur! Imaginer ton absence m’était insupportable! Comment vivre ton absence? A qui vais-je me confier à présent?

Toi, mon autre, en réfléchissant à nos longues discussions, si peu fréquentes fussent-elles, j’ai pu trouver des réponses à mes questions. Je savais ce que tu attendais de moi. Tes désirs et tes craintes, je me les suis rappelés. Tes désirs pour l’avenir me hantent encore aujourd’hui…Mais ton amour et ta foi m’ont envahie, m’ont aidé jour après jour et m’ouvrent les portes vers les lendemains.

Tu es mon amie depuis près de 30 ans. Une vraie amitié: sincère et intime, sans obligation, sans jugement. On n’a jamais eu besoin de s’appeler tous les jours pour savoir ce que l’on ressent l’une pour l’autre. Se croiser une fois tous les deux mois nous suffisait, c’est comme si on s’était vu la veille. Car sans être présente physiquement, comme tu disais « pas besoin, tu es moi, je suis toi, on sait comment est l’autre ».  Tu es dans mon cœur et, je sais que je suis dans le tien! On est si différente mais si complémentaire, ensemble on ne forme qu’un!

Hier soir, tu t’es libérée de tes chaines! Tu as rejoins les anges dans le ciel. Ce qui est sûr c’est que tu ne sera pas la voix la plus harmonieuse (je t’aime mais soyons honnête, le chant n’était pas ton point fort), par contre ton rire retentira dans chaque éclat de rire, ton visage illuminera chaque jour de ma vie. Il est difficile pour moi de sourire aujourd’hui mais ta force est présente en moi, je te sens dans mon cœur, toi mon autre!

De toi, j’ai appris ceci:  » souriez à la vie, riez aux éclats, dîtes oui plus souvent, ne regrettez rien et surtout Aimer encore et encore… ». Tes derniers mots pour moi ont été « je t’aime », voilà le souvenir qui va renflouer le vide que j’ai ressenti lors de ton départ.

Moi aussi, je t’aime encore et toujours…

la colère

27 septembre, 2016

ce soir, j’ai un sentiment de colère qui grouille en moi… Je ne me sens pas en phase avec moi-même, ce n’est pas dans ma nature d’emmagasiner de la colère. Alors, vous risquez d’être surpris, mal à l’aise voire choqués face à mes propos… Le but est de matérialiser sur l’écran ce que chaque parcelle de mon corps ressent afin de m’en débarrasser.

Je voudrais que vous jouez le jeu qui consiste à ne mettre en commentaires aucun mot, il existe bien assez d’émoticons, smiley et autres pour faire comprendre votre ressenti. Si vous pensez ne pas en être capable alors s’il vous plaît, ne lisez pas ce qui suit…

 

Ce soir, j’ai envie de crier: Mer…bippppppppppppppppppppppp…

Etre maman est la plus belle expérience qu’une femme puisse vivre. C’est également la plus difficile! Vous devenez la cuisinière, la lingère, l’animatrice, l’organisatrice d’évènement, de sortie, le doudou mobile, l’infirmière, la psychologue, l’avocat du diablotin, le souffre-douleur, etc…  j’ai lu l’autre jour une définition que j’ai trouvé sympa concernant le poste multitâche que j’occupe: « maman (NF): femme qui accomplit bénévolement un ensemble de tâches qui devraient être accomplit par une vingtaine de personnes. »

Les enfants sont terrifiants car ils peuvent être à la fois de magnifiques anges et de terribles démons, et en grandissant cela ne s’améliore pas. Un coup « je t’aime », et deux secondes plus tard « je te déteste »… On a tous déjà vécu ce genre de phénomène à la maison (si ce n’est pas encore le cas, attention préparez-vous!).

Malgré les aléas de l’année passée, je pense avoir réussi à garder la tête froide et à m’en sortir sans trop de séquelles. Mais, il y a peu, j’ai reçu une des plus grosses claques de ma vie de maman…

Il m’a fait croire que j’étais la personne la plus importante (maman à jamais!), que jamais il ne me mentirait (du moins rien de grave), que jamais il ne me manquerait de respect, que je suis son pilier, sa bouée de secours, bref une super maman! C’était nous deux contre le monde entier lors de ses crises. Mais en fait, je me suis fait bernée, une vraie Idiote, pour pas dire une vraie C….

!!! VOUS VOUS RAPPELER PAS UN MOT!!!

Je suis très en colère après lui car il m’a manquait de respect, je pensais avoir établi une relation de confiance comme avec chacun de mes enfants mais ce n’était que du vent! Mais je suis surtout en colère après moi-même car je n’ai rien vu venir. Ou du moins j’ai préféré ne pas voir, pour éviter d’avoir mal. J’ai laisser faire et cela n’a fait qu’empirer. C’est terrible de savoir que l’on a échoué, même si je sais que mon rôle était de lui donner ce dont il avait besoin pour se construire un avenir en sachant que ce sont ses choix qui l’amèneront sur les bons ou mauvais chemins. « Le libre arbitre »: voilà ce qui fait qu’il est responsable de ses choix.

Je suis aussi en colère après toutes ces personnes bien-pensantes qui vous balancent des phrases toutes faîtes qui ne servent à rien:

  • T’inquiètes pas, cela lui passera
  • C’est la crise d’adolescence
  • Il faut bien que Jeunesse se passe…

Franchement, à ce moment là, on s’en fout de ce que vous dîtes!!!

Et, il ne faut pas oublier les supers copains qui savent toujours mieux que toi, ceux qui vous donne des conseils sur comment élever « positivement » tes enfants, sans stress, sans vous énerver, sans crier parce que vous savez à quel point c’est mauvais pour eux ( au cas où vous n’y aurez pas pensé!). Sérieusement!!! Vous pensez que l’on ressent quoi lorsque vous accusez notre manière de faire! Vous savez que vos conseils sur le self-contrôle sont totalement inappropriés dans ces moments là. Car le souci n’est pas de comment faire calmement, le souci c’est de savoir quoi faire lorsque les limites imposées dans le calme ont été dépassées! Et, sachez que vous dépassez les limites quand vous pensez savoir mieux que nous ce qu’il faut faire! Car à ce moment T (de la crise des enfants puis des parents), c’est de soutien dont nous avons besoin pas d’accusateur!

Maintenant, un conseil venant d’un parent en colère: tant que l’on ne vous demande pas votre avis, taisez vous!!!

Pour vous, parents, mamans qui savaient ce que j’endure, je vous le dit « je vais m’en tirer J’aurais peut-être des séquelles, des bleues de l’âme mais j’ai connu pire… durant les neufs mois où je l’ai porté en moi, j’ai dû faire face aux insomnies, aux vomissements, à la prise de poids, au stress, à la fatigue persistante, j’ai eu des blessures de guerres (des cicatrices sur le ventre et des déchirures internes) mais en retour, j’ai reçu le plus beau cadeau qui soit… »

A toi: « je t’aime mais je souffre encore… »

Mon parrain

4 août, 2016

Pour beaucoup d’entre nous, le baptême n’est qu’une étape par laquelle on passe pour que notre enfant puisse débuter sa vie de chrétien. Et l’on choisi deux personnes afin qu’elles nous aident à guider notre enfant dans sa foi.

Il faut savoir qu’auparavant, un parrain et une marraine étaient déclarés à la Mairie, ce qui les désignaient comme tuteurs légaux du dit enfant au cas où ses parents venaient à décéder.

Dieu m’est témoin de tout l’amour que je porte à mes parents, et il sait à quel point je les remercie d’avoir choisi Bernard comme parrain. Je viens malheureusement de lui faire mes adieux après de longs mois de détresse. J’ai perdu une des personnes les plus importantes de ma vie, j’ai perdu un parent…

Il n’a jamais essayer de remplacer qui que ce soit, et ce n’était pas son rôle mais je le considère comme « mon papa de cœur ». Il était: Le meilleur ami de mon père et le grand frère que ma mère n’a jamais eu! Il était là lorsque mes parents se sont rencontrés et, ils ont une la riche idée de faire de lui mon parrain.

Durant mes plus jeunes années, il n’a  été qu’un simple souvenir, une ombre dont on me parlait de temps en temps. Dans mon esprit il était grand, barbu avec des lunettes et un grand sourire!

Vers mes 12 ans, nous nous sommes rapprochés de chez lui et là on a appris à se connaître. Il m’écrivait des quatre coins du monde lorsqu’il était dans la Marine. L’idée c’était surtout de m’envoyer des cartes postales avec des mannequins (hommes bien sûr) du Monde entier! C’est lui qui m’a offert mon premier string et soutif pour le noël de mes 13 ans. Le piège c’était que tous avant moi avaient reçu du linge qu’ils ont essayé donc arrivé à mon tour, vous imaginez quelle fût la demande générale!!! Il riait tout le temps, et de tout… Il respirait le bonheur et savait comment le communiquer!

A mon adolescence, il a été d’un grand soutien. Toujours de bon conseil (en ce qui me concerne) car il avait tellement barouder que j’avais l’impression qu’il connaissait tout. Je lui parlais de tout… ce que je ne disais pas à mes parents. Mais le Monsieur sourire savait me faire des reproches , en riant toujours, mais cela avait de l’importance pour moi. Mon côté rebelle face à mes parents devenait inexistant devant lui, allez savoir pourquoi? Le respect, peut-être, non pas que j’en manquais envers mes parents mais on sait tous ce qu’est la « crise d’adolescence »!

En devenant adulte, il m’a soutenu lors des moments difficiles, surtout lorsque mes parents se sont retrouvés au loin. Il m’a écouté, guidé, conseillé, laissé pleurer sur son épaule… Mais il m’a aussi fait rire aux éclats, pleuré de joie, nourri à presque exploser…

Car mon parrain s’était un homme qui respirait la vie. Il se moquait de tout pour te faire comprendre que rien n’a d’importance à par l’amour que l’on se porte les uns aux autres… Il aimait faire la cuisine car il disait: « tous les conflits peuvent être réglés autour d’une belle table garnie »… Il aimait chanter car c’est une des plus belles façons de communiquer, même si son répertoire était chargé de chansons paillardes… Il aimait la Polynésie car ceux qui le connaissaient bien le savent: il y a laissé son Cœur! Il aimait sa famille plus que tout… Sa maison était « la maison du bonheur »: quelques amis, un peu de musique, une bière et des rires à en pleurer!

Et je sais qu’il m’aimait car il me l’a dit plus d’une fois… même sans dire un seul mot… en me laissant plonger dans ses yeux, dans ce regard plein d’émotion qui me manque tellement aujourd’hui… et il savait que je l’aimais et ce qu’il représentait pour moi!

Aujourd’hui, mes 5 enfants ont chacun un parrain et une marraine. Bien sûr, plus de déclaration à la mairie mais pour moi leur rôle est toujours aussi important. Je voudrais qu’ils sachent que si je les ai choisi pour faire partie de la vie d’un de mes enfants c’est pour qu’ils soient leur guide s’il empreinte un mauvais chemin, une épaule en cas de soucis, une bouffée d’air frais s’il étouffe, un sourire si la tristesse perdure mais aussi pour qu’ils partagent les bons moments avec lui et les lui rappellent si besoin!

J’espère que mes enfants partageront autant de joies, de pleurs mais surtout autant d’amour que j’ai pu en vivre aux côtés de mon parrain.

Repose en paix mon Nanard, je t’aime

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quel genre d’amie?

18 mai, 2016

bonjour tout le monde,

ça fait un petit moment que je ne me suis pas exprimée sur la toile… Le fait est que je suis dans une période très agréable donc comme la plupart des gens, je n’ai pas à me plaindre. Et je n’éprouve pas le besoin de m’interroger sur le clavier.

Mais il est temps de se réveiller…

Depuis hier soir, je me demande quelle sorte d’amie je suis? Je sais quelle genre de personne je voudrais être et comment je voudrais que mes amies me perçoivent. Mais je me demande aujourd’hui comment ces amies me voient.
J’ai quelques amis, et surtout une qui m’est très chère! Pour moi, la relation que nous entretenons est la définition même de l’Amitié (avec un grand A s’il vous plaît!).

On se connaît depuis plus de 20 ans, et nous avons le même age. Sans pour autant se voir très souvent, nous nous sommes toujours très bien entendues, et surtout nous sommes toujours très heureuses de nous retrouver comme si on s’était vu la veille.  On a jamais eu besoin de s’appeler souvent, de se visiter toutes les semaines, de s’envoyer des sms, ou épier sur FB ce que fait l’autre… pour savoir que l’on est amie. Il n’y a pas d’obligation juste la satisfaction de profiter du moment présent lorsque l’on est ensemble. Notre amitié n’a pas de délai de péremption donc même si je ne donne pas de nouvelles durant très longtemps, je l’appelle sans aucune crainte. Si j’ai besoin d’elle pour parler, me confier, pleurer ou encore rire, danser, m’amuser, je sais que je peux compter sur elle jour et nuit!!! Pas d’heure de bureau! Bref, notre amitié consiste à aimer les moments que l’on partage et à être présente si besoin.

Ma meilleure amie représente cela. Elle fait partie de ma vie comme ma famille! Et, elle m’apporte toutes ces petites choses que je vous ais cité plus haut. Mais depuis hier, je me demande quel genre d’amie je suis pour elle?

Depuis quelques temps, mon état de santé s’étant amélioré, la joie envahit ma vie. Je veux la montrer à tous, et surtout je veux préserver cet état d’esprit car je me sens revivre. C’est un sentiment si enivrant, que j’oublie presque que je suis toujours malade… Mais, tant pis, je suis dans une phase de délivrance psychologique: je me sens bien!

Et, mon amie a fêté cela avec moi, elle a dansé, chanté et sourit pour moi. Je dois avouer que j’ai eu peur de lui annoncer que j’allais mieux car elle aussi est dans la maladie. Mais elle s’est réjouie pour moi alors j’ai osé m’épanouir dans cet état euphorique…

Depuis hier, je pleure car derrière son sourire se cachait un secret. La maladie a reprit le dessus et elle ne m’a rien dit… Je ne suis pas en colère contre elle mais contre moi-même. Si j’étais une aussi bonne amie qu’elle l’est pour moi, elle serait venue me parler de ses craintes, de ses doutes et de tout ce qui la  travaille. Je pleure car je ne suis pas présente pour mon amie alors qu’elle en a sûrement besoin. Je pleure car ma joie l’a peut-être empêché de venir pleurer sur mon épaule. Je pleure car je ne sais pas comment rattraper ce manque…

Je pleure car je l’aime et je ne veux pas la laisser traverser les moments difficiles sans qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi. Que je suis là pour l’écouter (sans dire un mot, sans la juger), pour la soutenir, pour la conseiller (si elle le veut), pour l’aider et surtout pour lui rappeler qu’ elle est une belle personne et à quel point elle est importante pour moi mais aussi pour tous ceux qui l’entourent.

Je ne veux plus pleurer, je veux lui sourire et lui dire que je la soutiens dans son combat.

Là, à cet instant, elle me manque. Je ne sais pas quel genre d’amie je suis pour elle mais je sais ce que je veux être… Comme elle!

Lettre à mon fils

12 avril, 2016

il y a de cela 20 ans, la vie m’a offert le plus cadeau qui puisse exister: TOI! Je me suis toujours dis qu’un jour je te raconterais comment s’est déroulée ta venue. aujourd’hui, jour de ton anniversaire, je pense que cette lettre tombe à pic!

Tu étais un enfant désiré, mon Aimé! Je t’attendais depuis si longtemps que lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai cru que mon cœur allait exploser, un sourire jusqu’aux oreilles est apparu et les larmes de joie n’ont cessé de couler encore et encore. Après l’annonce à ton père, et aux grand-parents respectifs, j’ai pris le temps d’apprécier… Une fois l’euphorie de l’annonce passait, je me suis posée et me suis émerveillée de ce sentiment de bien-être, de communion avec mon corps. J’ai eu l’impression que mon esprit était totalement à l’écoute de tout ce qui se passait à l’intérieur, de tout ce que tu vivais à l’intérieur de mon ventre.

Tu étais un petit bébé qui bougeait sans cesse, j’ai eu le droit à des tournois de foot à répétition, jour et nuit!!! Je t’ai senti explorer le moindre recoins de mon ventre. Ces quelques mouvements m’ont fait souffrir mais c’était des douleurs nécessaires à ton développement. Je crois que c’est la première fois que j’acceptais la douleur comme une bénédiction!

On a beaucoup discuté tous les deux pendant ces neufs mois et souvent tu me répondais à ta manière. La plus amusante était lorsque tu te positionnais jusqu’à l’obtention d’une énorme bosse sur mon ventre, plusieurs fois j’ai même pu entrevoir ton pied à travers ma peau. Ces moments étaient magiques, un partage immense! Une sensation unique de ne faire qu’un!

Tu as été bercé par la musique ( tahitienne, reggae, funk, etc…). Tu réagissais également, surtout sur une chanson tahitienne. Je sais que tu t’en rappelles: « Akakino » de Teava Piti. Il faut dire que je dansais dessus à cette époque donc tu as dansé en même temps. Et dès qu’elle passait, tu dansais dans mon bidon.

Lorsque j’ai atteint les 5 mois de grossesse, le médecin m’a informé que j’avais de grands risques d’accouchement précoce. Ta mamie en sachant cela est venue m’accompagner pour les quelques temps restants. Mais là ce fut la bonne blague! Les dernières semaines, le médecin m’a fait venir à l’hôpital presque tous les jours. Il attendait ta venue presque plus que moi. Tout le monde était pressé de te voir débarquer dans nos vies.

J’avoue que j’avais hâte de te voir mais je n’étais pas pressée que tu sortes. J’étais tellement heureuse de partager ce moment avec toi, rien que nous deux, sans personne pour t’arracher à moi! Je n’avais pas envie de te partager!

Et puis, un matin, une fois ton père parti travailler, j’ai réveillé mamie en lui disant que c’était le bon moment. Des contractions étaient présentes toute la nuit, mon ventre était dur à un point que j’ai cru que ma peau allait finir par se déchirer. Et tu poussais vers le bas, je sentais ta tête. J’ai compris que tu étais prêt. Donc, j’ai tranquillement fait mon sac, ensuite on a marché jusqu’à chez une copine. Là on a déjeuné, je n’avais pas envie d’aller à l’hôpital le ventre vide. Je savais que j’aurais besoin de force pour t’aider à entrer dans notre monde. Mon amie nous a amené au CHU Morvan de Brest, mais avant on s’est arrêté prendre un jeu de carte.

Tu dois me prendre pour une folle mais je savais que tu prendrais ton temps. Il faut savoir que pour un accouchement précoce, le médecin s’est un peu planté: la naissance était prévue pour le 13 avril et t’as pointé le bout de ton nez la veille! Tu vois tu as pris ton temps!

Une fois le plus gros du travail terminé, et quelques parties de rami plus tard, mamie n’en pouvait plus. Elle me voyait souffrir et malgré tout garder le sourire. Je tenais à accoucher sans péridurale car je suis de celle qui pense que mettre au monde un petit être ne peut pas se faire sans vivre pleinement tout ce qui se passe. Donc j’ai vécu chaque douleur comme un pas que tu faisais pour me rejoindre.

Malheureusement, les heures passaient et tu ne venais pas assez vite, tu te fatiguais, il a donc fallu faire cette maudite piqûre. Et là, un drame, j’ai eu l’impression que l’on me volait cet instant merveilleux. J’ai eu droit à des « poussez madame », « plus fort », avec les forceps et une infirmière sur mon ventre à te pousser vers la sortie. Un cauchemar, à cause de la péridurale, je ne sentais plus rien, j’ai perdu la connexion avec toi au moment où tu en avais le plus besoin…

Une fois que tu es sorti, tu as été déposé sur moi. Et, j’ai su que plus jamais on me volerais un seul moment avec toi. Tu es devenu l’être le plus important de ma vie dès cette minute… Le sentiment le plus grand de l’univers est entré en moi: l’amour maternel!

Je t’aime depuis le premier jour et je serais toujours là pour toi.

Maman.

 

J-1 jour

5 avril, 2016

Demain, j’aurais 40 ans… c’est la fin de cette « histoire simple »! L’idée était de faire le point avant cette date anniversaire. Je pense y être parvenue, en partie! Mais, je crois être loin d’assumer la personne que je suis tout au fond. Les petits pas effectués m’ont conduit sur le chemin à prendre, petit à petit, je me dévoile et me découvre encore et encore.

S’il y a une chose que j’ai appris, c’est celle-ci: Nous gardons au plus profond de nous des souvenirs, des mémoires (qui ne nous appartiennent pas forcément) qui influent sur notre corps, notre cerveau, nos sentiments, notre comportement… Les « non-dits » donnent naissance à la maladie « mal-à-dit »! Notre mal-être a de nombreuses répercutions sur notre entourage. Mais son contraire aussi!!!

Donc écoutez votre corps, profitez du moindre moment de bonheur, appréciez le moindre exemple de beauté, et surtout partagez la moindre parcelle de joie… Que votre bonheur se répercute vers les autres!!! J’espère que le mien irradie jusqu’à vous. Car je suis heureuse de ma vie, je suis comblée! Je ne vais pas vous mentir, vous l’avez déjà lu, ce n’est pas tout rose dans ma petite vie! Mais je sais que tout va s’arranger, j’ai battu ce P…..n de crabe alors, le reste n’est qu’une tache sur notre chemin!

J’espère que vous serez ravis de savoir que je vais continuer à écrire cette « histoire simple » car malgré la date arrivée, je sais que je n’ai pas terminé mon voyage. Alors,  à très vite!

 

youpiii…

3 avril, 2016

Il y a deux jours, j’ai passé ma matinée à l’hôpital pour les examens nécessaires en fin de traitement. Et oui, le protocole de cette chimio a pris fin. Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Après quelques déboires durant cette journée, je suis rentrée chez moi un peu dépitée et sans trop d’espoir concernant les résultats. La nuit fut agitée, mon esprit était perturbé entre les examens et les soucis de mes gars… et bien sur, la tristesse de laisser ma petite tribu pendant trois semaines.

Mais juste avant de quitter mon petit monde pour une cure méritée!!! Une jolie lumière est venue éclairée mon chemin: il n’y a plus de trace de cette vilaine tumeur ou que ce soit…

Vous avez bien lu, je peux dire que je suis en rémission. C’est une grande joie et une grande fierté car j’ai gagné cette bataille! J’étais heureuse de l’annoncer à mon mari, mes enfants, mes parents, frères et sœur, ainsi qu’aux amis…

Les paroles de fierté de mon époux, de mes proches m’ont fait rougir, mais je suis tellement fière de ce qu’ils pensent. Les larmes de joie que cette nouvelle a provoqué chez eux, et chez les amis m’ont beaucoup touché, et un peu gênée je dois l’avouer…

Je me rends compte de l’impact que chacun peut avoir sur autrui. Cette annonce a réchauffé le cœur de mon entourage et redonner de l’espoir à d’autres (je pense à ma copine Taiana). Cette lumière irradie autour de moi et j’espère la ressentir encore un moment. J’espère qu’elle va éclairer le chemin de mon grand et montrer à mon petit qu’il n’est pas seul.

Je voudrais remercier tous ceux qui m’entourent et je veux que vous sachiez que sans votre soutien les batailles sont encore plus difficiles. La souffrance est amoindrie lorsque l’on est deux, alors imaginez en groupe! L’impression d’impuissance que certains peuvent ressentir n’est rien à côté de la détresse d’être seul face à la maladie. N’abandonnez personne! Tenir une main aimante lorsque l’on a mal, aide à surmonter les obstacles.Alors pensez y, soyez présents! Croyez moi, c’est déjà beaucoup!

Cette nuit est la première d’une longue série loin de ma maison… Place au repos pour un retour en force!!!

La maternité

31 mars, 2016

Dès mon plus jeune âge, j’ai cru ressentir ce que l’on appelle l’instinct maternel, pas celui que l’on imagine, mais une immense attirance pour tous les petits bouts de chou, une envie de les aimer, les protéger…

Le plus drôle c’est que lorsque l’on me demandait ce que je voulais faire plus grande, dans mon fort intérieur,je me disais « je serais une maman ».

La  première fois que j’ai compris ce qu’était réellement l’instinct maternel, c’est le jour où j’ai senti mon bébé bougeait dans mon ventre. C’est difficile à expliquer, j’ai ressenti une joie immense, l’espace d’un instant c’est l’apothéose du bonheur. J’avais un petit être qui prenait vie en moi. C’est ce jour là que j’ai compris à quel point l’amour d’une mère était grand.

Aujourd’hui, j’ai accompagné mon petit garçon de 6 ans chez son thérapeute. J’ai assisté à sa première séance et même participé. Le psy m’a posé diverses questions concernant la grossesse de mon fils, sa naissance et les semaines qui ont suivi. Il a fait quelques exercices avec lui.
La technique utilisée est l’EMDR, c’est une sorte d’hypnose qui a pour but, si j’ai bien compris, de reprogrammer le cerveau afin d’effacer les traumatismes.

Mais là, ce fut le choc. Mon fils a exprimé des choses qu’il n’est pas sensé savoir. La plus dure fut « il y a la mort dans le ventre de maman »!!!

Le psy, vous l’imaginez, s’est tout de suite retourné vers moi. Il a fait en sorte que mon enfant soit occupé et il m’a posé des questions sur mes grossesses. Et, en faisant le point, j’ai réalisé que j’en étais à 11 grossesses avec 5 enfants à terme. C’est flippant!!!

Entre mon deuxième enfant et mon troisième, il y a 12  ans d’écart. Durant ces quelques années, j’ai subit diverses traitements pour ma maladie et malheureusement, les moyens de contraception n’ont pas beaucoup fonctionné. J’ai eu 6 grossesses interrompues soit par fausses couches, soit pour des raisons médicales (malformations dues à mes chimios).

Cette réalité m’a frappé cette après-midi, j’ai perdu 6 enfants. Non pas que j’en voulais autant mais pour une fille qui se dit avoir la fibre maternelle, c’est pas une réussite!

Que je soit claire, le débat d’aujourd’hui ne tourne pas sur les interruptions de grossesse: bonne ou mauvaise décision?  En ce qui me concerne, personne n’a vécu cela à ma place et n’a souffert pour moi! Alors, aucun jugement…

Quoique, j’ai dû faire face aujourd’hui à un jugement…Le mien! Une fois la séance terminée et le calme retrouvé, j’ai voulu laisser s’échapper tout cela lors d’une petite méditation de pleine conscience. Mais, je n’ai pas pu la faire car la première image qui m’est apparue c’est que mon utérus était un cimetière!!! Je connais une personne qui va sauter au plafond en lisant cela. Mais le seul moyen que j’ai trouvé de ne pas me laisser envahir par cette idée était de la poser sur l’écran. Quelle horrible vision de la maternité!!! Et l’idée que mon fils visualise cela me terrifie.

J’ai trouvé l’image par laquelle je veux être envahi: celle que mon utérus est tel un jardin qui, après avoir subi un incendie dévastateur, a laissé un petit bourgeon éclore et poussé en son sein. Je vais parlé à mon fils de ma grossesse et de toutes les joies qu’elle m’a apporté, ainsi que de sa naissance. Je veux qu’il comprenne que mon ventre est le berceau de sa vie, et que ce fut pour moi un vrai bonheur!!!

 

 

les psy et leurs travers

17 mars, 2016

aujourd’hui, j’ai fait la rencontre d’un psychiatre qui, pour la première fois m’a donné l’impression qu’il allait pouvoir m’aider.

Je n’ai jamais eu une très haute opinion des psychologues, psychiatres et tous les autres spécialistes qui décortiquent votre comportement. Etant très jeune, mon grand a été suivi par un psychologue. La prise en charge avait été demandé par l’école qui le trouvait beaucoup trop perturbé en maternelle. Je n’avais pas besoin d’un diplôme pour savoir que n’importe quel enfant avec un père biologique compliqué (pour être poli), un beau-père, et une maman gravement malade pouvait éprouver quelques difficultés. Mais ce qui m’a tué dans cette situation c’est le rejet complet de ma personne.

En tant que parent, on m’a demandé l’autorisation pour faire les démarches nécessaires pour qu’un suivi psy soit mis en place. Et bien sûr, pour qu’il est les meilleures cartes pour débuter dans la vie, je me suis dit qu’il fallait l’aider et j’ai donc accepté. Mais, une fois l’autorisation partie, je n’existais plus. Il n’y a eu aucun contact avec le spécialiste, pas d’information, rien…

Un jour, au bout de plusieurs mois, j’ai demandé un rendez-vous avec le médecin de mon fils. Je voulais savoir si je devais faire des changements dans notre vie pour améliorer celle de mon fils, si je pouvais aidé en quoique ce soit car je me sentais impuissante face à la détresse de mon enfant. Et là, la réponse fut terrible à entendre: « Madame, le suivi que j’ai avec votre fils ne vous regarde en rien. je n’ai pas à vous donner d’information. Cela ne vous concerne pas! »

Je crois que jamais personne ne m’a autant coupé le souffle que celui-ci. J’ai eu l’impression de ne pas être reconnue en tant que mère. En fait, je n’étais à ses yeux d’aucune utilité pour mon fils. Un choc!!!

Depuis, près de deux ans, mon troisième est lui aussi pris en charge par une pédopsychiatre. Et c’est la même chose, elle n’écoute pas ce que je lui dit car pour elle tout va bien. Sauf qu’elle le voit seul dans un bureau fermé. Lorsque je lui explique qu’au delà de trois personnes, c’est Bagdad en plein champs de mine! Et que l’école pense qu’il lui faut une AVS, pas de réponse. Depuis peu, plus moyen de la contacter, personne au bureau (peu importe l’heure à laquelle je me présente), pas de boite vocale pour laisser un message, pas de boite aux lettres pour un éventuel courrier. RIEN… J’ai donc pris la décision de l’emmener voir quelqu’un d’autre.

Vous allez croire qu’on est tous fous dans ma famille. Je vous rassure loin de là. Je crois qu’en fait mes enfants ressentent les choses, les gens, tout ce qui les entoure cent fois plus que les autres. Comme un poisson rouge pris dans une grosse tempête en pleine mer. La moindre émotion est multipliée par cent!!! Et il faut réussir à gérer tout cela.

Et, le psychiatre que j’ai rencontré aujourd’hui m’a tout de suite mise en confiance. Il y a une vraie discussion. J’ai le droit d’accompagner mon fils s’il le désire. Il cherche à trouver l’origine du malêtre du patient même en allant jusqu’aux aïeuls si nécessaire.  Il sait l’opinion et le vécu par rapport à sa profession et il a même confirmé que beaucoup font travailler leur tiroir caisse pour un patient aussi longtemps que possible.

En tout cas, mon grand a demandé à le revoir dès la semaine prochaine. C’est déjà un bon début, pour le reste, j’attends de voir. J’ai bon espoir…

Je ne sais pas si je vais changer d’opinion sur les psy, j’en ai eu un pendant un temps et je l’avoue, cela m’a fait du bien. Mais je comprends que l’on ne soit pas à l’aise avec l’idée de devoir raconter sa vie à un étranger. En plus, on le paye pour qu’il nous dise ce qu’il en pense même si cela ne nous plaît pas. Ce qui est certain c’est qu’il est souvent plus facile de se dévoiler à une personne étrangère qu’à des proches car la vérité peut faire mal. Et, personne n’aime blesser ses proches.
Avoir un regard neuf, extérieur à toute votre vie, peut être un très bon coup de main!

le printemp

15 mars, 2016

Les beaux jours ont l’air de s’installer. On commence à parler de promenade, de plage et de petits café en terrasse. Dès qu’il y a un rayon de soleil, on a tendance à s’ouvrir aux autres, les sourires réapparaissent sur le visage des gens, bref… un peu de bonheur, de chaleur, hummm… Les vacances arrivent donc on espère prévoir quelques sorties ensoleillées avec nos chérubins. On ne demande pas de pique de chaleur mais juste une accalmie de fraicheur, oublier la grisaille de l’hiver.

Le printemps et l’automne sont mes saisons préférées, contrairement à ce que l’on pourrait penser d’une fille des îles, je ne suis pas une accroc des beaux étés chauds sur la plage!

J’aime ce que je ressens au printemps. Je ne suis pas de ces filles qui vivent en harmonie avec la nature, à cultiver bio, à crier haut et fort pour la survie de telle ou telle espèce animale ou végétale. Mais j’aime ressentir les premiers rayons du soleil derrière la fenêtre , cette lumière qui me tente à juste sortir prendre l’air. Ensuite, j’ose, je m’expose avec mon gilet, je sens les odeurs des premiers bourgeons. Je vois le jardin de ma maman prendre vie doucement. Je suis plus attentif aux chants des oiseaux le matin… On dirait que la nature renaît… J’aime à penser que c’est le moment pour moi de prendre tout ce que la nature me donne. J’ai l’impression qu’il est temps de se ressourcer.

Dans quelques semaines, je vais partir en cure. Trois semaines de repos, hors de chez moi, loin de mes enfants, mon mari, ma famille, mes amis… mais aussi de tous ces problèmes qui ‘obsèdent sans cesse. J’espère que les solutions vont fleurir comme le reste. Que mes enfants iront mieux à l’avenir, que ma famille se pardonnera et sera réunie à nouveau…  Ils vont me manquer mais je vais en revenir plus forte, plus reposer et en meilleure forme.

C’est là-bas que je vais fêter mes 40 printemps, accompagnée de ma maman. Normalement, cette date anniversaire est sensée mettre un terme à ce blog. Et oui, l’idée de départ était de faire le point avant d’y arriver. On verra…

Doucement mais sûrement…

7 mars, 2016

Après un long temps de pause, il est temps de s’y remettre. Non pas qu’il n’y avait aucun sujet, je vous l’ai dit ma vie est un long fleuve tourmenté mais un grand besoin de se retrouver seule s’est fait sentir.

Il est compliqué de trouver une issue à vos problèmes quand ils arrivent de tous côtés. On ne sait plus où donner de la tête, on cherche des solutions mais les moments de répit sont de moins en moins fréquents.

En ce qui me concerne, c’est un mélange entre les soucis d’argent (pas mortel), les problèmes familiaux (qui apporte tristesse et colère) et les ennuis de santé (presque invivable). Un sacré bazar!

Donc pour gérer tout cela, on fait appel aux parents, amis et professionnels. Entre repas de concertation, petit café pour se changer les idées avec les ami(e)s, rendez-vous pour les papiers, etc… On passe sa semaine à courir, quémander, pleurer, espérer et à se fatiguer… Bref, l’épuisement physique et moral prend place!!!

Je suis suivie depuis quelques années par une amie, elle m’aide à prendre conscience de mon corps. Et surtout de ce qu’il me raconte. Etant très sceptique au départ, je dois avouer que je me sens bien mieux depuis que je suis ces conseils. Tout n’est qu’une question de point de vue mais ça je vous l’ai déjà dit auparavant dans un de mes article.

Je me suis rendue compte qu’il faut affronter les problèmes dans l’ordre d’importance. Le premier point qu’il me faut résoudre: le cancer de l’utérus! Une chimiothérapie, un peu de réflexologie, de relaxation, des petits massages par ci par là, une famille qui vous soutient (peu importe les soucis), des ami(e)s qui font office de barres vitaminées et le tour est joué!

Résultat: Plus qu’une tumeur à vaindre!!!

Pour le reste du bazar, on verra… les choses vont se résoudre l’une après l’autre…

La St Valentin

13 février, 2016

La Saint Valentin, une des fêtes les plus controversées du moment. Alors vous en pensez quoi? Une fête purement commerciale ou bien le rendez-vous de l’année pour les tourtereaux?

Hier, j’ai revisionné le sketch de Gad Elmaleh sur la St Valentin. Comme à son habitude, il résume des moments réels de la vie avec son grain de folie qui me font mourir de rire.

On a toutes rêvé, étant plus jeune, du Prince charmant avec son carrosse et son bouquet de roses nous chantant la sérénade tant il nous aime. Même moi qui ne suis pas très « princesse rose », je l’ai rêvé…

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Une fois le premier amour passé, les premières déceptions vécues, l’impact de la St Valentin n’est plus la même. En vieillissant, j’ai intégré « le club de l’anti-commercial ». Les phrases type « encore un fête pour gaspiller des sous », « la st valentin c’est tous les jours », « j’ai pas besoin de ça pour te prouver mon amour »… Bref, je me proclame « une dure des dures », « la femme libérée en tous points »… LOL

En visionnant ce sketch, je me suis trop reconnue dedans. Et oui, la fille avec l’arme aux poings prête à tirer sur son amoureux si jamais il oublie cette journée, c’est moi! La honte!!! C’est vrai que toute l’année je n’ai pas besoin de preuve matérielle de l’amour qu’il me porte. Ces petites attentions de tous les jours me font me sentir unique donc pas besoin de fleurs ni même de bijoux. Mais le fait que ce jour soit devenu si médiatisé me rend totalement superficielle. Non pas qu’il me faille un cadeau à tout prix ou bien un resto mais, je dois avouer ressentir le besoin d’entendre « ces mots ». Ce « je t’aime » que l’on attend le cœur serré les premiers temps de notre idylle. Cette déclaration si importante mais pourtant si dénuée de sens si elle est exprimée à tous vents… Ces quelques mots sont le cadeau obligatoire en ce jour de St Valentin. C’est ridicule n’est-ce pas? En tout cas, je me trouve totalement idiote.

Mais tant pis, l’espace d’une seconde, au moment où il se lèvera vers moi pour me dire bonjour, j’aurais le cœur serré… je serais accrochée à ses lèvres… dans l’attente de ce « je t’aime »…

A tous les amoureux du monde entier, profitez du moment partagé…

Bonne St Valentin.

Etre parent: CDD ou CDI

11 février, 2016

Ce soir, j’ai découvert un lien que l’on m’a indiqué dans l’espoir de peut-être y trouvé des réponses à certaines questions.

Le titre de celui-ci est « Je suis un parent à durée déterminée » par un certain Jean Jacques Crève cœur. Je ne sais pas trop comment vous expliquer ce que je ressens après avoir vu cette vidéo. Cet homme explique son point de vue étant que être parent ne dure qu’un temps. Une fois que ses enfants ont eu l’âge où ils peuvent devenir autonomes (si j’ai bien compris 18 ans), il a décidé que son rôle de parent était terminé. Il a été jusqu’à les inciter à l’appeler par son prénom.

Certains points soulignés sont une évidence:

  • on ne fait pas des enfants pour soi
  • son enfant n’est pas sa propriété
  • le rôle d’un parent est d’éduquer son enfant pour qu’il puisse s’envoler de ses propres ailes
  • un parent doit donner les outils nécessaires pour que son enfant gagne en autonomie et en indépendance

Mais je dois avouer que d’entendre dire « qu’une fois les enfants devenus adultes nous ne sommes plus parents » me fait frémir. Je ne comprends pas du tout comment on peut arrêter d’être parent, et vos enfants cesser d’être. Je ne veux pas juger mais c’est une chose inconcevable pour moi!

Je pense que si mes parents avaient été de son avis, je ne serais plus de ce monde. Mes parents ont, sont et seront toujours à mes côtés. Ils m’ont fait grandir, m’ont toujours soutenus dans mes choix même s’ils ne leur plaisaient pas, m’ont aidé durant les galères et m’ont étreint dans leur bras lorsque j’étais triste.  Ils m’ont aussi appris à profiter de tous les bonnes choses de la vie, à apprécier ce que l’on m’offrait, et à provoquer les bons moments, à remercier tous et chacun pour ce qu’ils me donnaient, et surtout à respecter la vie.

Toute ma vie, j’ai senti leur amour qui m’enveloppait et je pense qu’ils ne pourraient me montrer autant d’amour s’ils ne se considéraient plus comme mes parents.

J’ai été élevée dans l’idée que le rôle de parent est le plus grand défi qui existe et le plus important. J’espère être à la hauteur de ce rôle, faire aussi bien que mes parents. Ce lien important n’empêche en rien l’autonomie et l’indépendance de chacun, c’est juste que cet amour partagé est le fil moteur de la vie… Du moins de ma vie!

En ce qui me concerne je suis maman depuis bientôt 20 ans et je le resterais jusqu’à mon dernier souffle…

 

Lâcher prise…

9 février, 2016

Ce soir, comme beaucoup d’autres ces derniers temps, j’ai du mal à trouver le sommeil. J’ai l’impression que ma vie est un manège style les montagnes russes mais à la mode US. Vous imaginez 10 fois plus grandes, 10 fois plus flippantes!

Le weekend passé devait être un des plus intenses moments de retrouvaille familiale de l’année! Pour Noël, j’avais proposé que l’on se fasse une journée à Disneyland avec tous nos monstres ( petits et grands).  L’idée a remporté l’unanimité surtout avec les tarifs exceptionnels trouvés…

Une fois les sacs préparés, cela ne s’est pas réellement déroulé comme prévu car un souci entre mes grands est apparu. Une dispute banale comme tant d’autres mais qui a suscité une grande tension. Je n’ai pas compris vue la raison, pourquoi une telle colère dans ses paroles? Ne voulant partir sur les nerfs, j’ai insisté pour que le différent soit réglé. Mais mon intention n’a fait qu’envenimer la situation. Mon époux, qui n’avait pas assisté à la scène mais entendu les cris, arriva et demanda des explications…

C’est là que je l’ai vu…. Ce regard dans ses yeux! Mon mari a simplement voulu calmer le jeu mais mon fils s’est mis à hurler de le laisser tranquille car sinon il partirait. Lorsque je suis entrée dans la chambre et que je l’ai vu se dresser devant mon époux en criant… mais surtout en le méprisant du regard… j’ai cru que mon cœur se brisait en mille morceaux.

Est-ce que vous avez déjà eu la sensation que le temps s’est arrêté sur une situation précise à un moment précis? Voilà ce qui m’est arrivé. Je n’arrive pas à m’ôter de la tête ce regard rempli de haine. Des frissons s’emparent de moi depuis car je le connais si bien ce regard. Il m’a hanté très longtemps mais avec l’amour de mon homme, je m’étais débarrassée de ce spectre… du moins jusqu’à vendredi dernier. Le plus difficile est que c’est le premier petit être qui m’a donné la force de me battre contre ces vieux démons qui me ramène à eux.

A ce moment là, une fois le temps redémarrait, j’ai du prendre une décision. Et j’ai fait la pire chose qu’une mère ait à faire: je lui ai demandé de quitter la maison. Je dois avouer que ce n’est pas la première fois que ces mots sortent de ma bouche mais c’est la première fois que je les dit avec conviction. Je ne sais pas si c’est de l’instinct de survie mais il le fallait. J’ai réalisé que je ne pouvais plus aider mon fils, il ne le veut pas. Il a besoin de se retrouver seul, il me l’a déjà dit mais telle une louve je pensais pouvoir le protéger encore. Malheureusement, il doit se trouver et se soigner pour avancer, et ça il doit le faire sans moi.

En partant pour vivre un grand moment avec le reste de ma famille, j’avais l’impression d’avoir un trou béant dans le cœur. Mes larmes n’ont pas cessé de couler…. Et je ne me remets pas encore, mais je vais y arriver. Pour moi avant tout.
Pour toi, mon fils:  Saches que tu as été, tu es et tu seras toujours la lumière qui a éclairé ma vie. Tu es mon premier enfant, cela ne fait pas de toi celui que j’aime le plus mais celui qui m’a appris à aimer. Je sais que la vie ne nous a pas fait de cadeau mais pour moi, elle a été généreuse car je vous ai eu tous les 5.  Je te souhaite de pouvoir te trouver, car je sais que tu es perdu, tu n’as plus aucun repère. Je ne t’ai peut-être pas donné les bons outils mais je t’ai donné l’essentiel: l’amour, le respect de soi et d’autrui. C’est à toi de faire tes choix, je ne peux malheureusement pas les faire pour toi (même si cela aurait été plus simple!). Alors, je te souhaite bon courage, j’espère que tu sais que ton père et moi t’aimons et serons toujours là. Mais pour l’instant, tu as besoin de faire ton chemin tout seul et, je l’ai compris. Je t’aime.

Maman

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